Soins et maladies du cheval


Démo thermographie
(technique d'aide au diagnostic) : Samedi 2 novembre 2013 à 14h à Beuzet aux Ecuries Grand Royal, l
undi 4 novembre 2013 à 14h à Chaumont-Gistoux aux Ecuries de la Picaute, dimanche 24 novembre 2013 à 13h à Lasne au Haras de Croissart - 0486/80.94.64 - 0491/16.16.55 (David Bigot) -



Typologie : listes des maladies classées par genres (avec résumés des soins à donner)
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Les principales maladies du cheval : Typologie
par Alain Willemart

Quel cavalier n’a pas confondu, un jour, la gourme et la morve ?
La morve et le cornage ?
N’avez-vous jamais été impliqué dans une conversation sur la santé du cheval avec un interlocuteur vous assommant de termes étranges et savants ?
Vos acquiescements muets dissimulant à la perfection votre ignorance et votre honte, vous vous engluez davantage dans un dialogue de sourd, sans oser demander ce qu’il faut entendre par “Rhinopneumonie” et “Hémiplégie laryngée”.
De deux choses l’une : soit vous êtes un simplet ignorant, soit vous êtes un soigneur hors-pair car, grâce à vos bons soins, votre cheval n’a jamais eu à souffrir d’aucun mal...
Soyons sérieux ; laissons aux vétérinaires le soin de tout savoir et, si possible, évitons de jouer les érudits pour épater la galerie.
Il est tout de même curieux d’observer que, parfois, deux personnes passionnées de chevaux, mais à un degré d’expérience différent, ne puissent accorder leurs violons.

Le but du présent dossier n’est pas d’offrir un éventail exhaustif des différentes maladies équines et les moyens de les soigner. Nos colonnes ne suffiraient jamais à contenir la prose des milliers d’ouvrages qui garnissent les étagères des bibliothèques de médecine vétérinaire. La seule bibliothèque d’un vétérinaire équin a déjà de quoi faire frémir... Nous allons présenter ici les principales affections que peut rencontrer le cheval sous nos latitudes et les moyens de les éviter quand cela est possible. “Mieux vaut prévenir que guérir”.

Typologie
Les maladies équines peuvent se classer en différentes familles :
- Les maladies virales
- Les maladies microbiennes et mycosiques
- Les allergies
- Les maladies respiratoires
- Les maladies de l’appareil digestif
- Les maladies de la locomotion

Les Maladies Virales

Les maladies virales sont causées par le contact de l’organisme avec un virus.
Ces maladies peuvent être évitée par un vaccin

La Grippe Equine
Très répandue dans le monde.
Symptômes :
Hyperthermie (40° et plus) et abattement intense. Guérison en 10-15 jours. Forte contagiosité.
Comment l’éviter ?
Vaccination tous les 6 mois après la primo vaccination (2 injections à 30 jours d’intervalle.).
La vaccination est obligatoire sur les compétitions et recommandée partout.

La RhinopneumonieCette maladie connaît une recrudescence importante chez nous depuis 2 ans.
La cause majeure est probablement le prix élevé du vaccin, écarté par souci d’économie...
La maladie est due à un virus du type Herpès, c’est-à-dire qui ne quitte jamais l’organisme une fois qu’il l’a investi.
Symptômes :
Il existe trois formes de rhinopneumonie :
- Forme respiratoire :
Ressemble à la grippe équine, avec toux et jetage par les naseaux.
Les symptômes régressent en 10-15 jours mais la rémission complète demande plusieurs semaines.
- Forme abortive :
Chez les jument gestantes, l’avortement survient durant la 2e moitié de la gestation.
Le diagnostic peut être établi sur l’observation de certaines lésions des voies respiratoires de la jument ou par l’examen de l’avorton.
- Forme nerveuse :
C’est la forme la plus grave et c’est une complication des formes précédentes.
On observe d’abord une paralysie du train postérieur qui peut soit s’estomper, soit progresser et provoquer une paralysie respiratoire qui peut entraîner la mort.
Comment l’éviter ?
Les vaccins actuels tendent surtout à prévenir la rhinopneumonie abortive (2 injections à 30 jours d’intervalle, suivies de rappels réguliers, fréquence selon fabriquant).
La protection contre la forme respiratoire est difficile, d’où l’intérêt de cumuler le vaccin contre la rhinopneumonie avec un vaccin contre la grippe équine.

La Rage
La rage est une maladie qui concerne tous les mammifères, l’homme y compris.
Cette omniprésence potentielle est un facteur facilitant grandement la circulation du virus de la rage... quand il existe. Chez nous, il est, parait-il éradiqué.
Le risque demeure toutefois, surtout en Ardenne (renard), où le vaccin est conseillé pour tous les chevaux.
Symptômes :
Contamination par morsure.
Le cheval devient très excitable et indocile, il s’en suit des spasmes musculaires, une paralysie du train postérieur et un arrêt de l’alimentation.
La rage est régulièrement mortelle, d’où l’extrême prudence à observer en cas de suspicion de rage.
Comment l’éviter ?
Vaccination. Primo-vaccination dès l’âge de 6 mois, suivie d’un rappel annuel.

La Peste Equine
En principe, la peste équine est inconnue chez nous ; elle existe en Espagne, au Portugal et en Afrique du Sud.
Symptômes :
Il existe deux formes principales, toutes deux mortelles.
- Forme suraiguë (“pulmonaire”).
Hyperthermie (40-41°), augmentation du rythme respiratoire. Mort en 4 à 6 heures.
- Forme aiguë (“cardiaque”)
Température ondulante, muqueuses rouges, larmoiement. Respiration accélérée, affaiblissement des battements cardiaques. Toux, jetage mousseux. Salières gonflée. mort dans 90 % des cas.
La maladie peut combiner les deux formes. La transmission du virus se fait par inoculation, (contact avec le sang).
Les insectes qui se nourrissent de sang (moustique, taon) jouent un rôle important dans la transmission du virus.
Comment l’éviter ?
Pas de panique, chez nous, la peste équine n’existe pas, mais l’importation de chevaux en provenance de régions infectées pourrait amener le virus dans nos contrées. Autrefois sévères, on peut se demander ce que deviennent les contrôles aux frontières... En cas de doute, l’animal est mis en quarantaine et examiné.
Il existe un vaccin efficace, utilisé dans les régions infectées, mais qui n’est pas utile chez nous.

Les maladies microbiennes et mycosiques

Les maladies microbiennes et mycosiques sont causées par le contact de l’organisme avec une bactérie ou un champignon. Certaines de ces maladies peuvent être évitée par un vaccin

La Gourme
C’est l’angine du cheval. Cette maladie est causée par une bactérie appelée “streptocoque”.
Les jeunes chevaux l’attrapent plus facilement que les autres et s’en remettent également plus facilement que les vieux.
Symptômes :
L’appétit fait défaut. Température (39,5 à 41°). Un jetage purulent s’écoule par les naseaux, d’abord blanc, puis vert (présence de pus). Le pharynx et le larynx sont enflammés. Toux douloureuse. Au bout d’un certain temps (6 jours à 3 semaines) et en l’absence de soins, des abcès apparaissent dans le système lymphatique (ganglions), dans la région de la gorge. Plus tard, les ganglions percent, la fièvre tombe et le cheval guérit.. Complications possibles : abcès pulmonaires ou abdominaux. Le diagnostic s’établit avec certitude par analyse laboratoire du jetage.
Comment l’éviter ?
Bien que pénible et spectaculaire (drainage des abcès), l’affection n’est pas trop grave et les chevaux guérissent généralement bien. Il n’existe pas de vaccin dans le commerce, mais on peut toujours faire fabriquer un “autovaccin” dans une université de médecine vétérinaire. La surpopulation et le manque d’hygiène général sont des facteurs qui favorisent l’apparition de la maladie. Il convient d’isoler les individus atteints et de bien désinfecter l’écurie et le matériel de soin et de pansage. Les jetages peuvent se retrouver n’importe où et contaminer un autre cheval.
Traitement par antibiotiques adaptés.

Le Tétanos
Maladie redoutable causée par un germe : le Clostridium Tetani, qui se développe à l’abri de l’oxygène, notamment dans la terre et le sable (piste), mais aussi dans les blessures externes profondes ou internes, causées par l’ingestion d’une épine ou d’une écharde.
Symptômes :
Spasmes musculaires, saillie de la 3e paupière lorsque l’on touche la tête (chanfrein ou bas de la mâchoire), expression d’anxiété, raidissement progressif des membres, alimentation difficile, température, sueur. Le sujet meurt de paralysie respiratoire ou de broncho-pneumonie due à une “fausse route” des aliments.
Comment l’éviter ?
Etant donné la grande fréquence du bacille causant le tétanos, le vaccin apparaît comme indispensable, tout comme chez l’homme d’ailleurs. Le premier vaccin est en réalité un rappel que l’on fait à la jument avant la naissance du poulain, de sorte que le colostrum (premier lait chargé d’anticorps) qu’il ingurgitera dès qu’il sera debout le protégera avant son premier sérum antitétanique, à l’âge de 1 jour, son premier vaccin à l’âge de 3 mois. Ensuite, rappel tous les ans et lors de blessure.

La Leptospirose
Cette affection est très répandue chez nous. Elle est généralement véhiculée par les rongeurs (souris, rats), qui la communiquent eux-mêmes à l’eau par leur urine. C’est donc principalement l’eau qui amène la maladie au cheval. Les leptospires s’installent dans le foie et dans les reins. Le cheval est naturellement résistant aux leptospires. Le plus souvent, il montre des signes passagers de méforme.
Symptômes :
Fièvre, dépression, anorexie, urine peu abondante et brune, diarrhées, constipation, douleurs musculaires.
La maladie peut également adopter un forme aiguë (rare, mortelle), et une forme chronique (états fébriles répétés, amaigrissement, avortement, inflammation de l’oeil).
Comment l’éviter ?
Il existe un vaccin, mais il n’est pas adapté au cheval (c’est le même que pour les chiens). Il n’est donc pas très efficace. La précaution peut quand même s’avérer utile pour protéger les autres individus d’un groupe dans le cas où l’un d’eux serait atteint. Sinon, la première mesure de prévention est de combattre la présence des petits animaux porteurs dans les écuries : pièges, etc. La seconde consiste à étudier les lieux, notamment la prairie, afin de voir si des égouts ne s’y déversent pas (points d’eau où s’abreuvent les chevaux), si le terrain n’est pas trop humide (un drainage peut s’avérer nécessaire), ou s’il ne voisine pas une fosse septique ou une zone agricole avec épandage intempestif.

La Morve
En principe, n’existe plus en Europe. La morve est une affection d’origine bactérienne et atteint le système respiratoire
Symptômes :
Il existe une forme aiguë (broncho-pneumonie foudroyante) avec toux, fièvre et inflammations des ganglions ; et une forme chronique : jetage purulent, perte importante de poids, fièvre.
Comment l’éviter ?
Eviter le contact avec les animaux malades et la consommation d’eau ou de nourriture en contact direct avec des chevaux malades.

La Piroplasmose
C’est la Malaria du cheval. On ne la rencontre donc pas directement chez nous, mais bien dans la moitié sud de la France et tout le bassin méditerranéen. La transmission est assurée par diverses espèces de moustiques et surtout de tiques qui vivent dans les haies et les bois, et transmettent au sang un protozoaire, animal microscopique, parasite du globule rouge et provoquant l’anémie.
Symptômes :
Fièvre, dépression, inappétence, amaigrissement, muqueuses pâles ou jaunes, oedèmes, coliques, et coloration brune des urines.
Comment l’éviter ?
Pas de vaccin. Destruction des biotopes favorables aux tiques dans le voisinage du cheval.
Inspection du cheval et traitement préventif aux agents anti-acariens.
Elles peuvent être respiratoires ou cutanées. Elles dépendent beaucoup de l’individu et sont donc difficilement prévisibles. La qualité de l’environnement y est souvent pour beaucoup. La lutte contre les allergies en est encore aux balbutiements pour le cheval. Il s’agit des auto-vaccins, conçus sur mesure, pour les besoins du cheval. C’est très onéreux et les résultats sont relatifs.

Les Allergies

Le Dr Lamolle observe ces dernières années une nette augmentation des allergies chez le cheval.
Selon lui, les nouvelles méthodes de moissonnage et de battage seraient en cause : dans les tiges de foin et de paille se trouve une pellicule blanchâtre qui sèche en même temps que le reste.
Les batteuses tournant de plus en plus vite et hachant les végétaux de plus en plus cours, on obtient un séchage plus rapide, mais cette pellicule blanche se craquelle et se désintègre en minuscules particules volatiles.
Elle se retrouve dans le ballot, entre les tiges et est respirée par le cheval. On le voit : même un foin exempt de terre et de poussière n’est pas à l’abri de tout soupçon.
On recense ainsi des chevaux qui n’ont jamais mangé que de l’herbe développer une allergie en mangeant du foin !
Cela dit, il existe aussi des cas de chevaux allergiques à l’herbe (!) Les pesticides pulvérisés y sont généralement pour quelque chose...
La sélection, par les producteurs de céréales, de graines donnant des plants dont la farine est plus fine est aussi de nature à nuire à l’appareil respiratoire, car quand le grain est aplati, il libère cette farine et le cheval la respire, le nez confiné dans sa mangeoire.
Comment les éviter ?
Le recours au foin préfané est une solution efficace pour les chevaux sensibles aux affections respiratoires, même s’il est onéreux. Cela dit, outre son aspect sain, le préfané se “rattrape” en étant plus énergétique que le foin normal. Il faut donc en servir moins. Le cas échéant, le trempage du foin avant consommation évite la volatilisation des particules indésirables dans les poumons du cheval (immergez la quantité voulue de foin durant une demi-heure dans un tonneau, si possible avec de l’eau courante). Ce trempage vaut aussi pour les céréales concassées ou aplaties dont les farines sont également volatiles (humidifiez superficiellement et mélangez). Pour la litière, on peut aussi remplacer la paille par de la sciure (dépoussiérée), ou d’autres litières (lin, sciure, papier, chanvre).
Nous avons lu aussi le conseil suivant : lors du nettoyage du box et des locaux : vaporisez un peu d’eau sur les litières et autres déchets d’écurie afin d’éviter l’envol de la poussière sous les coups de balai.

De toutes les maladies qui touchent le cheval, les affections respiratoires sont les plus fréquentes.
Le cheval est un grand animal, avec une capacité pulmonaire en rapport : la surface alvéolaire de ses poumons couvrirait une piscine olympique. Bien que la santé de son appareil respiratoire soit primordiale, elle est sérieusement mise à mal du fait de son mode de vie domestique qui l’expose davantage que la vie sauvage aux poussières et autres résidus volatiles (paille et foin) dans l’espace confiné de son box, ainsi que la terre, le sable et la poussière sur la piste (surtout si elle est mal entretenue), sans oublier la pollution atmosphérique.

Les maladies respiratoires

L’Hémiplégie laryngée
Plus connue sous le nom de “Cornage”, cette affection se caractérise par une paralysie de la partie gauche du larynx (cordes vocales). Cette paralysie entraîne en affaissement de cette partie du larynx et de la corde vocale correspondante qui vibre bruyamment et involontairement au passage de l’air, et surtout, obture partiellement la trachée.
Symptômes :
Selon le cas, le système respiratoire émet des sifflement ou des ronflements quand il est plus ou moins sollicité. La capacité respiratoire est limitée, les performances du cheval s’en ressentent.
Comment l’éviter ?
Plusieurs causes peuvent être à l’origine du cornage : une complication laryngée de la gourme ou de la grippe ; un surdéveloppement de l’artère aorte dû à l’entraînement sportif peut léser le nerf du larynx ; l’injection intraveineuse manquée peut aussi provoquer des lésion à ce nerf ; ainsi qu’une prédisposition héréditaire.
Seule la chirurgie peut améliorer les choses en agrandissant l’ouverture laryngée. Lorsqu’un cheval ”corneur” est atteint de gourme ou d’urticaire, il est parfois nécessaire de recourir à la trachéotomie si, étant au repos, l’équidé a du mal à respirer.

La Bronchite
Cette affection atteint les bronches. Lorsque qu’un agent nocif s’immisce dans ses poumons, ceux-ci produisent du mucus pour isoler l’élément indésirable et le cheval tousse pour se débarrasser de cet excès de sécrétions qui encombrent les bronches.
Symptômes
Toux. Le cheval s’essouffle plus vite et récupère plus difficilement. La bronchite seule peut être causée par des agents externes très divers. Ce qu’il faut surtout savoir, c’est qu’une fois installée, l’affection respiratoire rend le cheval beaucoup plus sensible aux virus et bactéries : grippe, rhinopneumonie, etc.
Comment l’éviter ?L’environnement joue une grande part dans tous les problèmes respiratoires.
Quand un cheval commence à tousser il convient de remédier d’abord à tous les facteurs susceptibles de provoquer cette toux : foin de mauvaise qualité, box mal situé, etc. Etant donné l’augmentation de l’exposition à d’autres maladies virales ou microbiennes, la mise à jour des vaccins (rappels) est doublement utile. Certains détails anodins peuvent favoriser l’apparition de cette affection, comme changer la litière en présence du cheval ou panser ce dernier dans son box (poussière) !

La Bronchite C.O.P.D. (chronic obstructive pulmonary disease)
Il s’agit d’une bronchite qui ne cesse pas. L’allergie en est le plus souvent la cause.
Symptômes
Quintes de toux. Le cheval respire plus du ventre que de la partie antérieure des poumons (car près des bronches, c’est douloureux). L’effort sportif devient impossible.
Comment l’éviter ?
Il aurait fallu intervenir plus tôt en modifiant l’hygiène de vie du cheval en cherchant surtout à améliorer la qualité de l’air respiré. En l’absence d’alternative immédiate, la mise au pré est une solution. La qualité du foin et de la paille, notamment à l’heure actuelle, est à surveiller étroitement (voir aussi allergies).

L’Emphysème pulmonaire
C’est le stade ultime, la ruine des poumons...
Les alvéoles pulmonaires ont subi des lésions irréversibles.

Hémorragie pulmonaire induite par l’effort
Cette affection très fréquente est due à l’effort sportif trop important demandé au cheval. Très fréquente chez le cheval de course, l’hémorragie se produit au niveau de la fine cloison alvéolaire (là où le sang entre en contact avec l’oxygène respiré), par éclatement de vaisseaux sanguins capillaires. Le sang se retrouve alors dans les poumons, parfois en très faible quantité.
Symptômes
Présence de sang dans la trachée et/ou dans les naseaux. Réflexe de déglutition et toux. On observe généralement une diminution des performances au moment de l’hémorragie (due à une diminution de la capacité respiratoire), surtout chez les chevaux de course, et, dans une moindre mesure, chez les chevaux de manège. Souvent, le cheval baisse l’encolure et essaye de tousser pour expulser ce sang qui le gène. Cette affection laisse généralement des séquelles mais celles-ci sont souvent compatibles avec l’usage normal d’un cheval de selle qui ne fait pas de compétition.
Comment l’éviter ?
Un entraînement adapté et progressif, sans chercher à obtenir des performances très intenses et de longue durée, est le meilleur moyen d’éviter cette maladie.

N.B. : Les maladies respiratoires ne se classent pas facilement car elles sont toutes liées entre elles.
Par exemple, une bête grippe peut se terminer en emphysème avec hémorragie pulmonaire.

Les maladies de l'appareil nutricionnel et digestif

Les parasites internes
Il s’agit des différents vers et larves qui s’installent dans le tube digestif (ou ailleurs), après avoir été absorbés sous forme d’oeuf, par le cheval, et qui se nourrissent de sang (strongles, tenia, etc.), et occasionnent des lésions à l’intestin, à l’estomac et au foie.
Symptômes
Selon le type de parasites : abattement, maigreur, poil piqué, diarrhées (parfois sanglantes), coliques, oeufs ou larves dans le crottin, oeufs collés sur les poils de la robe, ulcération et perforation de l’intestin et de l’estomac.
Comment les éviter ?
Vermifugation (ingestion d’un produit tuant les larves et les vers), plus ou moins importante (de 2 à 6 fois par an) selon l’état du cheval et son environnement.
En prairie, étant donné l’aspect cyclique du phénomène (ingestion de l’oeuf par la bouche, développement de la larve dans le ventre et expulsion de nouveaux oeufs dans le crottin, risquant à leur tour d’être absorbé par le cheval), un assainissement et une rotation des pâtures peuvent s’avérer très utile : épandage de chaux, hersage, drainage éventuel.
Pour décoller les oeufs de mouche sur les poils : utilisez du vinaigre chaud et un peigne. (voir aussi coliques)

Troubles hépatiques
Les troubles du foies sont plus rares chez les chevaux de loisir.
Les chevaux de compétition, par contre, y sont davantage exposés à cause de l’usage fréquent (et l’abus) de différentes substances "dynamisantes" telles les vitamines et autres produits "miracle" censés améliorer les performances.
On raconte beaucoup de choses à propos des coliques. Le terme désigne en fait une douleur violente d’origine abdominale, quelle qu’en soit la cause. Certaines n’ont pas pour origine un trouble digestif. C’est le cas des coliques ovariennes chez la jument, et aussi des coliques urinaires, qui concernent la vessie ou les reins. Mais il s’agit le plus souvent de coliques digestives causées, pour 80 % d’entre elles, par des erreurs alimentaires : la nourriture n’est pas de bonne qualité ou est avariée ; l’animal mange mal, soit parce qu’il est stressé, soit parce que sa table dentaire n’est plus en état.

On ne le répétera jamais assez :
- accordez au cheval tout le calme nécessaire à son repas
- fractionnez la ration journalière en plusieurs petites rations
- le fourrage se donne avant l’eau, et l’eau avant le grain

Les coliques

Au niveau digestif, on distingue trois sortes de coliques :
les coliques mécaniques (ou d’obstruction), c’est à dire liées à la présentation des aliments et à leur réaction mécanique dans le tube digestif. L’aliment, de part sa nature ou du fait qu’il n’est pas mélangé à une substance le rendant plus digeste, “accroche” au lieu de glisser, ou bien il gonfle en s’imbibant d’eau, de salive et de suc (pulpes de betterave, notamment), ce qui provoque une obstruction, un “bouchon”.
C’est l’indigestion du cheval.
les coliques par dysmicrobisme (ou chimiques), c’est-à-dire par dysfonctionnement de la digestion proprement dite : l’aliment n’est pas digéré (transformé) comme il le devrait et il provoque dilatations, surcroîts d’acidité, ralentissements (voire arrêt) du transit, gonflements, spasmes, congestion, obstruction...
les coliques dites “chirurgicales”, c’est-à-dire dues à une torsion accidentelle du viscère, un retournement d’estomac, un éclatement...
Ce type de coliques peut être la conséquence des deux précédentes.

On peut aussi classer les coliques en :
colique gastrique (au niveau de l’estomac),
colique intestinale (au niveau de l’intestin).

D’autres coliques peuvent être causées
par un abreuvement inadapté, soit trop rare (l’aliment est alors trop sec), soit trop froid et trop rapide (congestion de l’estomac) quand le cheval est “chaud”, juste après l’effort
par des parasites : les larves sont avalées avec l’herbe, ensuite elles circulent dans le corps selon un itinéraire propre à l’espèce avant de s'installer dans les intestins, oùdeviennent adultes et pondent. Les oeufs sont éliminés avec le crottin et éclosent dans l’herbe où le cheval les ingurgitent à nouveau.
par une production de gaz qui ne trouvent pas la “sortie” (le cheval ne peut ni vomir, ni éructer)
par l’utilisation de certains antibiotiques contre-indiqués pour le traitement des chevaux ou le traitement de la nourriture elle-même (l’aliment doit être prévu pour nourrir un cheval et non une vache ou un autre animal...).
En effet, le cheval ne supporte pas certaines sortes d’antibiotiques tolérés par d’autres espèces.
Et comme certains aliments sont traités aux antibiotiques...

Symptômes
Le cheval a très mal au ventre, il observe ses flancs, se campe, se couche avec précaution. Dans les cas plus graves, le rythme cardiaque augmente jusqu’à 60-100 pulsations/minute. La vie du cheval est alors en danger.
Comment les éviter ?
Eviter l’abreuvement après l’ingestion de concentrés (grain, granulés, etc.).
Ne pas nourrir le cheval uniquement avec des concentrés ; donnez-lui aussi du fourrage ou tout autre “lest” alimentaire qui forme un volume suffisant dans le tube digestif.
Ne changez pas trop brutalement de régime alimentaire. En cas de mise au pré, créez une parcelle réduite dans la prairie de manière à endiguer une éventuelle boulimie, et allez-y progressivement : 1h le premier jour, 2-3h le jour suivant, etc., tout en diminuant la proportion de concentrés.
Laissez-le manger calmement et faites inspecter sa table dentaire de temps en temps par le vétérinaire qui la rectifiera au besoin.
Que faire ?
Supprimez toute eau et nourriture. Appelez le vétérinaire en lui communiquant rythme cardiaque et température, promenez le cheval s’il marche facilement. Empêchez-le de se rouler.

Les troubles locomoteurs - boiterie en endurance

Le syndrome naviculaire
Le syndrome naviculaire est une des causes les plus fréquentes de boiterie chez les demi-sang. La maladie atteint les individus entre 4 et 15 ns, parfois plus jeuns. Toutes les races sont touchées, même les quarter horses et les races rustiques.

L’Arthrose
Le squelette du cheval souffre surtout aux articulations.
Et parmi ces articulations, celles du bas des membres sont évidemment les plus exposées : boulet, jarret, genou, épaule.
Chaque articulation est formée de deux os distincts (ou davantage). Chaque os est terminé par un cartilage et est séparé de l’autre par une poche contenant un liquide lubrifiant : la synovie. Les os sont maintenus l’un contre l’autre par des tissus mous : les ligaments. L’arthrose est une déformation progressive des articulations au niveau de l’os proprement dit. Cette déformation est due, soit à un défaut d’aplomb congénital qui n’a pas été corrigé chez le poulain, soit à une utilisation trop précoce ou inadéquate du cheval. En effet, les os et les articulations sont conçus pour supporter au mieux toutes les forces, pressions et torsions encourues par le squelette du cheval en les répartissant harmonieusement sur tous les os et sur toutes les parties de ceux-ci.

Sur un cheval au modèle défectueux, panard ou cagneux par exemple, la non-rectitude des membres aura deux effets :
- sur l’articulation : la surface de contact entre les deux os sera réduite et la pression mal répartie. Conséquence : usure précoce des cartilages et dégénérescence osseuse.
- sur l’os : la charge ne sera pas répartie de manière harmonieuse ; on “force” sur l’os, celui-ci se déforme et développe un “suros”, c’est-à-dire une excroissance susceptible de frotter contre les tendons ou les ligaments.

Symptômes
Douleur, boiterie, bruit articulaire, déformation osseuse visible. L’éparvin, notamment, est une de ces déformations.
Comment l’éviter ?
Quand le poulain est jeune, il faut bien surveiller ses pieds et ses aplombs, les corriger éventuellement avec l’aide du maréchal ferrant lors du parage.
Plus le cheval est jeune, plus il est aisé de corriger une malformation.
Plus il travaille jeune, plus ses articulations sont exposées à ces déformations.

L’Ostéo-chondrite dissécante (O.C.D.)
C’est la fragilisation des cartilages qui se craquellent et partent en petits éclats. Ces éclats voyagent dans l’espace intra-articulaire et occasionnent des dégâts. Cette maladie - de plus en plus fréquente selon le Dr Lamolle - est due à la nature même du cartilage qui s’altère, non par érosion ni par déformation osseuse, mais par dégénérescence.
Symptômes
Douleur aiguë et fugace, boiterie parfois intermittente (le petit bout de cartilage voyage...)
Comment l’éviter ?
La qualité et surtout l’équilibre de l’alimentation entre pour une grande part dans l’apparition de l’O.C.D. : l’excès énergétique et l’excès de calcium associé à la vitamine D, fragilise le cartilage et le rend cassant.
L’aspect génétique n’est pas à négliger : ces tendances peuvent être héréditaires. Le travail inadapté en est également responsable. Les lésions ne sont pas nécessairement irréversibles, mais une opération peut s’avérer nécessaire pour évacuer le petit morceau de cartilage de l’articulation.

La fourbure
La fourbure, affectation des antérieurs par dégénérescence de la corne du sabot sur un défaut d’irrigation sanguine, est due le plus souvent à une erreur alimentaire.
Nous tenons à remercier ici le Dr Lamolle pour ses conseils judicieux dans l’élaboration de ce dossier.

Bibliographie:
• Institut du cheval (ouvrage collectif), Maladies des chevaux, manuel pratique, Editions France Agricole, Paris, 1994.
• J. Bartz, En attendant le vétérinaire, premiers secours aux chevaux, Editions Maloine, Paris, 1997.
• E. Straiton, Le cheval et ses maladies, Comment reconnaître et traiter les maladies courantes du cheval et du poney, 4e édition, Editions Vigot, Paris, 1998.
• Sylvie Guigan, Soins aux chevaux, T1 Objectif santé & T2 Les imprévus, Editions Maloine, Paris 1991-1992.

extrait du n° 267 de la revue HippoNews


Le microbisme d’écurie

L’hygiène environnementale du cheval est très importante. A ce sujet, il est bon de savoir que le cheval est assez sensible aux changements de milieu. Une grande quantité de virus et de bactéries séjournent dans son box. Ils vivent en bonne entente avec le cheval car ce dernier a développé une immunité à leur égard. Il y a donc dans l’écurie un certain équilibre auquel il s’est habitué.  Si on amène un nouveau cheval dans cette même écurie, celui-ci sera confronté à un microbisme différent de celui auquel il est habitué, et, pour s’y adapter, le cheval aura besoin de quelques jours pendant lesquels il aura un peu de température, son nez coulera légèrement, etc. Inversément, un nouveau pensionnaire amènera avec lui de nouveaux microbes et virus que les autres chevaux n’ont pas l’habitude de voisiner.

C’est le cas classique du cheval que l’on change de manège.
En randonnée, le cheval change chaque soir d’écurie, donc de microbisme. Son système immunitaire est donc perpétuellement en alerte.  On peut donc dire que les chevaux rompu à cette merveilleuse discipline sont plus résistants que certains autres, toujours au contact du même milieu.  On le voit, le cliché habituel “Cheval de randonnée = cheval rustique” n’est pas usurpé.

extrait du n° 267 de la revue HippoNews


Les vaccins

Dans les limites du territoire belge, la loi n’oblige aucune vaccination, sauf pour les chevaux de compétition (grippe équine).  Sont néanmoins - et même chaudement - recommandés hors des compétitions : les vaccins contre la grippe équine, la rhinopneumonie et le tétanos (souvent combiné à celui de la grippe).

Comment fonctionne un vaccin ?
Vacciner un organisme revient à l’inoculer avec une certaine quantité de l’agent infectieux que l’on a, au préalable, soigneusement rendu inoffensif dans un laboratoire.  On peut comparer l’organisme à un champ de bataille, le système immunitaire étant composé de soldats alliés, et l’agent infectieux (bactérie, virus, champignon) étant le soldat ennemi sur lequel on tire dès qu’il pointe son nez et qu’on le reconnaît comme “ennemi”.  Dans cet ordre d’idée, vacciner consiste à lancer sur le champ de bataille un soldat ennemi désarmé : les bons soldats reconnaissent l’ennemi et tirent sur lui.  Le vaccin dit “atténué” consiste à introduire sur le champ de bataille un soldat ennemi vivant mais non agressif.  Le vaccin dit “tué” consiste à introduire sur le terrain la dépouille d’un soldat en uniforme.  Le vaccin synthétique est celui dont les molécules ont été entièrement reconstituées en laboratoire, à la carte, pour être introduit en toutes sécurité dans l’organisme.

Vaccin = panacée ?
Non.  Le vaccin protégera le cheval dans 80 % des cas.  Pour le reste, il se peut que le vaccin soit sans effet pour 3 raisons :
- Le programme de vaccination prescrit n’a pas été respecté.
- Le cheval subit des ruptures immunitaires, c’est-à-dire des affaiblissements tels que son organisme ne se défend plus contre les agresseurs, malgré le vaccin.  Cela peut arriver en cas de grosse fatigue, ou autre maladie qui affaiblit le cheval et le rend plus perméable aux autres maladies.  En d’autres termes, le danger ne vient pas uniquement du virus, mais aussi du terrain où il s’aventure.
- Le virus ou la bactérie est d’une espèce mutante, c’est à dire qu’il se transforme et n’est pas reconnu par l’organisme (cas du soldat qui se déguise ou se camoufle).  Cela arrive notamment avec le virus de la grippe.

Le vaccin protège donc les chevaux en bonne santé et dont l’hygiène corporelle et environnementale, ainsi que l’hygiène de travail sont satisfaisantes.  Les vaccins peuvent s’avérer onéreux, mais en regard de la dépense effectuée, que d’économies réalisées en soins, en dépréciation, voire même en cas de perte totale du cheval non vacciné !  Le jeu en vaut assurément la chandelle !

extrait du n° 267 de la revue HippoNews


Le thermomètre

Lorsqu’un cheval se sent mal, semble abattu ; on pense souvent à tous les maux possibles, mais on néglige souvent, dans l’examen, la simple prise de température, pourtant tellement riche en enseignements.  Il n’y a pourtant rien de plus simple à mettre en oeuvre : un thermomètre électronique (ça ne casse pas et ça sonne quand la mesure est stabilisée) que l’on introduit dans le rectum (en se plaçant soi-même sur le côté du cheval, et non derrière lui), vers le haut de manière à mettre la sonde en contact avec la muqueuse (sinon on prend la température du crottin).  La température est un indicateur capital de l’état de santé du cheval et il est toujours intéressant de la communiquer par téléphone au vétérinaire lorsque le moment sera venu de l’appeler.

Vous lui communiquerez par la même occasion les fréquences cardiaque et respiratoire de votre cheval.

Valeurs normales au repos :
• Fréquence cardiaque : 28/40 battements/minute
• Respiration : 8-16 mouvements par minute
• Température rectale : 37-38 C°

extrait du n° 267 de la revue HippoNews


Une guérison miraculeuse
par Nicole de Jamblinne

Bien qu'il s'agisse de la guérison quasi miraculeuse de la plaie d'un chien, il me semble intéressant de faire profiter les lecteurs de l'HippoNews de mon expérience :  Diane, la chienne du président de la FFE, avait eu une petite morsure à la queue.  Vu le dicton populaire "Langue de chien vaut médecin", son propriétaire n'y prêta attention que lorsque cette plaie fut devenue une plaie de léchage grande comme une pièce de 20 F. Dès lors, tous les traitements connus ont été essayés, les uns après les autres, sans succès.  Finalement la plaie devint une tumeur cancéreuse et les vétérinaires consultés préconisaient l'ablation de la queue !
C'est in extremis, avant de s'y résoudre que le DURACOLL Implant nous fut conseillé.  Il s'agit d'une éponge chirurgicale stérile contenant du sulfate de gentamicine, antibiotique à large spectre et du collagène bovin comme vecteur.  Ce produit n'est habituellement pas utilisé en médecine vétérinaire.  Vu son prix élevé, il est réservé aux humains.

La plaie fut alors débridée par le vétérinaire et la chair mise à nu sur un diamètre de 6 cm. DURACOLL Implant fut placé sur cette plaie béante, le tout enduit de vaseline et hermétiquement emballé par un pansement élastique autocollant.  Le pansement fut remplacé tous les 2 jours pendant 20 jours environ.  Tous les 2 jours, nous constations un rétrécissement de la plaie ouverte. DURACOLL Implant avait littéralement disparu, fondu dans la plaie. On découpait un morceau du produit à la grandeur de la plaie et on remballait le tout.  Le chien portait une collerette en plastique pour l'empêcher d'enlever le pansement.  Cet été, si vous croisez Diane aux pieds de ses maîtres, vous constaterez que le poil a repoussé, cachant la cicatrice.  Duracoll Confort peut être utilisé sur les chevaux.  Il a été testé avec succès dans une coupure dans le pli du paturon.  Le seul inconvénient de ce produit miracle reste son prix mais comme dit le dicton : "Quand on aime, on ne compte pas".

extrait du n° 272 de la revue HippoNews


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Cheval Santé - 48, rue de Provence - F75009 Paris - 0033/(0)1.45.26.75.01 - fax (0)1.45.26.75.12



ANIMALIA Curandi Ars


"préserver la santé du cheval"
 brochure que l'on peut obtenir gratuitement au Ministère des classes moyennes et de l'agriculture 
écrire à : service recherche et développement production animale - secteur chevalin 
               Helbeekplein, 9 (3eme étage) - 3500 Hasselt - Belgique 
               tel 011/263954 - fax 011/263953 


Chevaux morts au pré : Myopathie 
Les jeunes semblent plus à risque. Ce n'est pas contagieux.
La pathologie touche les chevaux vivant au pré 24h/24 et à l'occasion aussi ceux qui sont rentrés la nuit.
Le fait de complémenter les chevaux ne les met pas à l'abri, contrairement aux rumeurs qui circulent.
La grande majorité des cas se déclare en novembre, et la pathologie semble liée à des conditions climatiques particulières (temps doux avec éventuellement nuits fraîches, humidité très importante).
Les signes cliniques sont de la raideur, des tremblements, un refus de se déplacer, du décubitus, des urines surcolorées, de la transpiration en plaques, de la polypnée ou de la dyspnée, de la tachycardie, de la mydriase, un ralentissement du transit digestif, parfois un souffle ou des arythmies cardiaques, des obstructions oesophagiennes, de l'hypothermie.
L'éthiologie est toujours inconnue et aucun traitement ne semble efficace jusqu'à présent.
Une enquête épidémiologique est en cours, c'est pourquoi nous tentons de récolter un maximum d'informations sur chaque suspicion.
En cas de suspicion, contacter le Dr D. Votion, Service de Bactériologie FMV, ULG Bât B42 (0.92b), B-4000 Liège
Mail dominique.votion@ulg.ac.be - tel 04/ 366.40.96 ou 0497/ 57.01.01 - fax 04/ 366.41.36


Voir aussi : Qu'est-ce que la Myopathie atypique (MA) ? (texte de la Faculté de Médecine Vétérinaire Belgique Université de Liège)


Fièvre aphteuse : Cette maladie n'atteint ni le cheval, ni l'homme, ni le chien, qui peuvent cependant en être le vecteur.
Belgique : ministère agriculture - fédération de lutte contre maladie animale - dernière mesures
France : site haras nationaux

 




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