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Techniques -
Organisations diverses,
sites etc.. consacrés à l'élevage en général
- Races, Associations d'éleveurs,
Stud-Book, etc.. par race
- Anes - Témoignages

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Tom &
Jerry : Poulains jumeaux et en bone santé, nés le 17 mai 2005
à la Golette à RENDEUX* Techniques
- Insémination artificielle en Belgique : LINALUX
- Choisir le sexe de votre poulain : BIO EQUUS
- L'Informatique
Oui mais... il faut des compétences, des pâturages... puis, pour vendre ses produits, on se retrouve seul... face aux marchands de chevaux !
Nouveau, le "HARAS PRIVE DE Belgique" est une association
sans but lucratif en formation.
Son objectif est de permettre à de petits éleveurs
de se regrouper pour agir comme un important haras en ce qui concerne les
informations, la valorisation des produits, la promotion pour les étalons,
l'entraide.
Exemple : Monsieur X a 15 ha de prairie, Madame Y a
de gros moyens financiers mais aucune expérience, Madame Z n'a qu'une
jument d'élevage mais 25 ans d'expérience ; le jeune W voudrait
se lancer dans l'élevage dès qu'il gagnera sa vie; Monsieur
et Madame V ont quelques juments et voudraient vendre leurs poulain au meilleur
prix après débourrage; Mlle F veut acheter un cheval en toute
confiance, etc..
Les exemples peuvent se multiplier.
Au sein du Haras Privé de Belgique, ils vont se
rencontrer, se compléter l'un l'autre dans l'intérêt de
tous.
Les actions de cette asbl pourraient se concrétiser sous la forme de :
- rencontre-débat avec des personnalités
de l'élevage belge ;
- organisation de présentations de chevaux dans
un but de prestige, de propagande et de vente de produits,
- édition de listes de chevaux à vendre,
- édition d'un catalogue des étalons,
- toute autre action suggérée par l'un
des membres.
Les chevaux que regroupe le Haras Privé de Belgique
sont de différentes races reconnues par le Ministère de l'Agriculture
belge ou une société d'élevage étrangère.
Une catégorie "Cheval de Loisir" est ouverte à
toutes les races ainsi qu'aux juments O.I. (Origine Inconnue) pour autant
que leur conformité soit compatible avec un élevage de qualité.
Le Haras Privé de Belgique compte deux catégories de membres :
- Les membres adhérents, ce sont les propriétaires
de chevaux (étalons ou juments) ; la cotisation est de 4.000 BEF +
1.000 BEF/cheval
- Les membres sympathisants, n'ayant pas de cheval mais
souhaitant recevoir les informations et être invités aux manifestations
; la cotisation est de 750 BEF.
Astuces à
connaître, pièges à éviter...
propos du Dr L.,vétérinaire
équin, recueillis par Alain Willemart
Il semble qu'en Belgique, l'élevage tente de
plus en plus de propriétaires de chevaux.
Que ce soit sous l'angle purement amateur, c'est-à-dire
pour le plaisir de voir naître chez soi son futur cheval qu'on élèvera
soi-même, ou dans une visée plus lucrative, avec l'intention
de produire et de vendre des poulains sevrés ou carrément des
chevaux dressés, on aperçoit de plus en plus de poulinières
et de poulains dans nos prairies, tandis que les colonnes spécialisées
voient fleurir de plus en plus de petites annonces "saillies" ou "poulain
à vendre".
Si vous désirez, vous aussi, vous lancer dans
l'aventure de l'élevage, quelques précautions et quelques conseils
préalables ne sont sans doute pas superflus.
Les conseils d'un spécialiste comme le Dr L, vétérinaire
équin et cavalier d'expérience, pourront peut-être vous
éviter de sérieuses déconvenues...
Tout d'abord, si vous êtes nouveau dans le domaine
chevalin et si vous désirez vous lancer dans l'élevage pour
en faire un vrai gagne-pain, le Dr L. vous conseille d'élever... autre
chose que des chevaux !
En Belgique, il existe certains monopoles de fait auxquels
il est très difficile de s'attaquer.
Un label, même usurpé, vaut quelquefois
de l'or aux yeux des acheteurs potentiels.
Dépourvus de ce label, vos produits ne se vendront
pas au prix escompté, même s'ils sont excellents.
Or, élever des chevaux, cela coûte cher
: achat ou construction d'un minimum d'infrastructures, achat de la jument,
prix de la saillie si vous n'avez pas d'étalon, immobilisation de la
jument avant et après la naissance.
Le poulain, une fois né, mange, lui aussi.
Sans oublier les vaccins, traitements, investissements
immobiliers, etc.
"Pour faire un homme, mon Dieu que c'est long..." dit
la chanson. Elle vaut aussi pour les chevaux.
Si vous désirez faire de l'élevage pour
votre seul plaisir, ou encore, dans le but de maîtriser absolument tous
les paramètres qui vont déterminer la nature du cheval que vous
monterez - dans 6 ans !, l'aspect pécuniaire demeure tout aussi important.
Un heureux événement implique une bouche
de plus à nourrir, une prairie à trouver ou à agrandir,
de nombreux soins supplémentaires (vétérinaire, maréchal
ferrant, etc.) auxquels il convient de penser avant de vous lancer.
Après, il sera trop tard.
Si vous souhaitez vous défaire du poulain parce
que vous vous rendez compte, a posteriori, que votre budget ne vous permet
pas d'entretenir un équidé supplémentaire, sachez qu'un
jeune poulain n'est jamais facile à vendre !
Vous êtes toujours décidé(e) ? Parfait.
Il vous reste à déterminer quels seront
les heureux parents de votre futur crack.
"Pourquoi chercher ailleurs ce que j'ai sous la main
?, me dites-vous, "J'ai une jument au pré et un étalon au box
!" Certes, mais sont-ils aptes à la reproduction ?
De nombreux propriétaires de chevaux blessés
ou vieillis prématurément voient dans la reproduction une fonction
nouvelle toute trouvée, transformant ces bouches devenues inutiles
en parents modèles... Halte !
De nombreuses maladies, tares ou malformations sont héréditaires.
La décision de faire pouliner une jument naviculaire
est de nature à augmenter très fortement la probabilité
de produire un futur naviculaire, ce qui, avouez-le, serait regrettable et
franchement ridicule dans le mesure où vous auriez pu l'éviter.
Dès lors, comment sélectionner les parents
?
Tout dépend de l'usage que vous souhaitez faire
du futur poulain : cheval de randonnée, de course, d'obstacle, de concours
de beauté...
Cela étant posé, il vous reste à
observer les parents selon les critères appropriés.
Au fait, quel sont ces critères ?
Ce sont, bien sûr, les caractéristiques
morphologiques et psychologiques des géniteurs.
L'empreinte chromosomique du père et de la mère
intervient dans ce sens pour des parts rigoureusement égales (n'en
déplaise à certains éleveurs).
Mais au sujet de la poulinière seule, l'avis du
Dr L. va sans doute en étonner plus d'un, car selon lui, le critère
majeur est le caractère.
C'est ici qu'intervient la notion "d'imprégnation
maternelle" : outre la relation étroite qui existe, pendant toute la
gestation, entre la mère et le poulain, il y a aussi toute l'éducation
fournie par la mère après la naissance.
Quand on sait que pour apprendre, le poulain procède
avant tout par imitation, on comprend aisément l'impact que peut avoir
une jument grincheuse et bagarreuse sur un poulain, influençable par
définition.
Le Dr L. précise que cette interaction a été
mise en évidence lors des transplantations embryonnaires.
La démarche selon laquelle un embryon, fruit des
amours (naturelles ou artificielles) d'un galopeur gagneur et d'une jument
rapide est transplanté dans l'utérus d'une jument porteuse,
en l'occurrence une jument de trait au caractère placide, peut avoir
des conséquences désastreuses.
Cela risque, en effet, d'engendrer un poulain à
la morphologie magnifique et dont la mère court toujours (avantage
de la transplantation embryonnaire), mais qui aura hérité du
caractère placide de la mère porteuse, tempérament ne
convenant pas à la compétition qui requiert un mental vif et
une volonté de battant.
Donc, pour les parents et surtout pour la poulinière,
il convient de choisir des sujets "bien dans leur tête", c'est-à-dire
qui ont de bonnes réactions, qui comprennent vite ce qu'on leur demande,
qui ne manifestent pas d'agressivité ni d'anxiété lors
des situations inhabituelles.
On obtiendra davantage de satisfaction de la part d'un
cheval morphologiquement imparfait mais au mental équilibré
et adapté à l'usage recherché que de la part d'un cheval
"1er prix de beauté" au caractère de rosse...
Cela dit, il ne faut certainement pas minimiser les
critères morphologiques : une bonne conformation avec des aplombs corrects
est un gage essentiel de qualité, chez le père comme chez la
mère.
Mais attention, il peut être dangereux de se limiter
à l'examen des géniteurs, le patrimoine des grands-parents,
voire des arrière-grands-parents peut également avoir son mot
à dire, même s'il saute une génération.
Des chevaux très laids peuvent engendrer des poulains
magnifiques.
La clé de l'énigme sautera aux yeux en
consultant les papiers des parents : parmi les grands-parents, il se trouve
parfois des chevaux exceptionnels qui livrent leur patrimoine une génération
sur deux. Évidemment, il est impossible de déterminer cela quand
les parents n'ont pas de papiers. D'où l'intérêt des Stud
books. L'examen minutieux des papiers permet également d'éviter
les affres de la consanguinité.
Miraculeuse dans un cas sur dix, désastreuse dans
les autres cas, la consanguinité proche, c'est-à-dire jusqu'à
la troisième génération (arrière-grands-parents/arrière-petits
enfants) est à éviter absolument.
Attention, dans votre analyse morphologique des parents,
certains critères ne sont pas généralisables à
toutes les races. Il en va ainsi, par exemple, des Andalous qui sont cagneux
de naissance.
Renseignez-vous également sur les conséquences
réelles que peuvent occasionner certaines tares sur l'utilisation future
du poulain.
Tant qu'il n'est pas trop panard, le poulain pourra faire,
par exemple, un excellent cheval d'endurance.
Après la naissance...
Une fois né, le poulain ne livre pas nécessairement
au premier coup d'oeil tous les secrets de son potentiel futur.
"Pour se faire une idée exacte de la valeur d'un
poulain, celui-ci doit être vu à 3 jours, à 3 mois et
à 3 ans", dit un vieil adage. Seul un éleveur expérimenté
verra à la naissance si le poulain a, oui ou non, les aptitudes recherchées.
Encore faut-il qu'il les conserve... En effet, d'excellents
aplombs, encore fragiles, peuvent se déformer suite à un accident.
Pour la santé physique et morale du poulain,
mieux vaut privilégier l'éducation la plus naturelle possible,
c'est-à-dire en prairie, dès les premiers jours.
Pour ce faire, mieux vaut programmer la naissance pour
le printemps.
Sinon, le poulain passera les premiers mois de sa vie
confiné au box, comme les chevaux de course qui naissent en janvier
/ février. Or, pour se développer, le poulain a impérativement
besoin d'exercice, donc d'espace ; et pour s'endurcir, il doit pouvoir affronter
les éléments, même s'il fait un peu froid et qu'il attrape
un ou deux rhumes.
S'il découvre la prairie à 2 mois, il aura
emmagasiné une énergie qu'il défoulera à l'excès
dans un environnement qu'il connaît mal. D'où, danger : il ignore
ce qu'est une souche, une clôture... vous devinez la suite : sutures
et compagnie. Remarquez, cela fait du travail pour les vétérinaires
(rires).
Plus tôt il ira en prairie, mieux il développera
sa musculature et se fera ses allures.
Une croissance qui ne se développe pas dans de
bonnes conditions, sans exercice et sans bol d'air, peut provoquer des tares
"acquises" chez un poulain bien né et parfaitement conformé
à la naissance.
L'éducation proprement dite
Pour faire du poulain un futur cheval calme et obéissant,
la règle d'or consiste tout simplement à manipuler le nouveau
né tous les jours, dès le premier jour. En effet, pour être
à l'écoute de l'homme et le respecter, le poulain doit, avant
tout, savoir ce qu'est l'homme. Pour ce faire, il n'y a rien de mieux qu'un
contact franc et répété, dès le début.
Même si par la suite le poulain passe un long séjour
loin de l'homme, comme c'est arrivé, par exemple, à ma jument
entre l'âge de 6 mois et de 18 mois; le jeune cheval se souviendra toujours
du contact qu'il a eu avec l'homme durant sa prime jeunesse.
Attention, "manipuler" ne signifie pas jouer avec le
poulain comme avec un chiot.
Pour d'évidentes raisons de sécurité,
il convient de toujours conserver une certaine barrière entre l'homme
et le poulain. Cette barrière ne doit pas matérialiser une distance
physique, bien au contraire, mais une distance morale symbolisant en quelque
sorte le respect qu'il vous doit (et que vous lui devez aussi, c'est réciproque).
Sans cette barrière, le poulain vous prend pour
un congénère, exactement comme le ferait un chiot. Or, il y
quelque 150 à 200 kg de différence entre un chiot et un poulain
de quelques mois.
Cela peut devenir dangereux : sur un congénère,
un coup de tête, une crinière mordillée ou un coup d'antérieur
peuvent demeurer sans effet, mais pas sur l'homme... Et que sera-ce quand
le cheval pèsera 500 kg ?!
Manipuler signifie donc accoutumer le poulain à
la présence et à la voix de l'homme ; l'habituer à la
pose d'un licol, à être touché partout, à se laisser
prendre les pieds, etc.
Cela n'exclut en rien l'affection, mais cette dernière
doit toujours s'accompagner d'une certaine réserve.
Aussi frustrant que cela puisse paraître, les grandes
démonstrations affectives et les jeux façon "chien-chien" sont
à réserver au cheval... adulte, qui aura préalablement
appris les limites à ne pas dépasser.
Si des enfants sont en contact avec le poulain, ils doivent
être mis au courant du comportement à adopter : pour eux non
plus, le poulain ne doit pas être un jouet.
Le manque de contact avec l'homme pendant les premiers
mois peut avoir des effets désastreux par la suite.
Les rares fois où le poulain aura vu l'homme,
ce dernier aura dû user de force et de brutalité pour se faire
respecter, provoquant un comportement défensif - donc dangereux - du
poulain. Celui-ci fera alors l'association : homme = brutalité. Une
fois adulte, il n'est pas impossible que vous parveniez à lui faire
entendre raison, c'est-à-dire qu'il se trompe en ce qui vous concerne,
car vous êtes doux.
Mais c'eut été tellement plus simple qu'il
l'apprenne tout petit, dès les premiers jours, car c'est là
que tout se joue...
POURQUOI CHOISIR
?
Choisir le sexe de votre futur poulain,
c'est possible grâce à Bio Equus !
Les avantages du choix du sexe du poulain sont les suivants : selon l'accouplement de tel étalon avec la jument considérée en fonction des origines mais aussi de la transmission des gênes héréditaires, l'éleveur sait qu'il a intérêt à produire plutôt une femelle ou un mâle. Certains étalons tracent en "pères de mères" ou "père de sires" et il en va de même pour les juments à la base de lignées.
D'autre part, certaines branches pauvres en représentants mâles ou femelles seraient ainsi enrichies par un potentiel génétique plus aisément transmissible.
Il ne serait plus nécessaire d'attendre des années pour obtenir le sexe désiré si l'on pouvait faire saillir chaque jument à bon escient. Enfin, la vente des produits pourrait se trouver optimisée, valorisée, en plusieurs points:
Si le client achète une jument pleine, cette plus-value de connaître le sexe du poulain à naître, peut se révéler un argument de vente décisif. De même s'il réserve le foal avant la naissance.
Sans oublier l'amateur, qui fait pouliner sa jument dont il veut conserver un descendant mâle, ou le plus souvent femelle, et qui ne désire pas s'encombrer d'une fratrie surnuméraire.
Une découverte révolutionnaire
Au bout de quatorze ans de recherches, d'analyses, de contrôles sur plusieurs milliers de mammifères supérieurs (humains, chevaux, vaches), un biologiste français, Patrick Schoun, a découvert que la membrane de l'ovule change périodiquement de charge électrique. Pendant 60 % du temps, cette variation dépend des conditions environnementales (alimentation, médicaments...) mais pendant les 40 % restants, l'ovule est autonome et choisit lui-même d'attirer des spermatozoïdes mâles ou femelles à raison de 20 % pour chaque sexe. Cette alternance cyclique correspond chez la jument à environ zéro à dix jours par mois, d'où environ soixante-cinq jours répartis inégalement dans l'année pour chacun des deux sexes.
BIO EQUUS se présente donc sous la forme d'un calendrier établi sur base de la date de naissance de la jument, de la date de ses dernières chaleurs/fécondation/mise bas, de sa race et de son pedigree. Ce calendrier qui couvre toute l'année civile vous permet de prévoir les dates de saillie en fonction des moments favorables à la naissance d'un poulain ou d'une pouliche.
Une méthode naturelle, efficace à 85%
Cette nouvelle méthode révolutionnaire, naturelle et sans contre-indication, permet aux éleveurs de choisir, avec un taux de réussite de 85 %, le sexe de leur futur poulain avant la conception. BIO EQUUS fonctionne pour toutes les juments et étalons quels que soient leur race ou leur âge. Cette méthode augmente également la fécondité des juments de 400 %. Cette découverte biologique est un atout essentiel pour l'élevage aujourd'hui de telle sorte qu'il est possible de produire exactement, et à la demande, le poulain ou la pouliche désiré.
Et l'éthique dans tout ça ?
Le choix du sexe ne met pas en péril le ratio mâle/femelle, puisqu'au niveau mondial, les désirs de chaque éleveur s'équilibrent entre eux, au sein de chaque race et se renouvellent chaque année.
Contact: BIO EQUUS - rue André Martin, 30 - F-89120 CHARNY
Téléphone: 33.3.86.63.72.09 ou Tél/Fax:
33.3.86.63.73.12
A l'entretien, les besoins de l'étalon sont en rapport avec un poids vif sensiblement supérieur à celui de la jument de même race, avec aussi un plus fort développement musculaire et un tempérament plus nerveux. En saison de monte, la fonction de reproduction est relativement peu exigeante en énergie mais elle est tributaire d'un excellent équilibre alimentaire. Globalement, les besoins nutritifs de l'étalon reproducteur effectuant un service modéré se rapprochent de ceux d'une jument (de même poids) en fin de gestation, mais ils peuvent nettement les dépasser lors de service intense.
Besoins energétiques
Les besoins énergétiques de l'étalon en saison de monte sont souvent surestimés par les éleveurs et les étalonniers pour lesquels un état corporel quelque peu opulent ("fleuri") est signe de force, de santé, de puissance génésique, en même temps que source de fierté pour eux-mêmes. Pourtant, l'embonpoint compromet d'abord la longévité de l'étalon car l'excédent de poids fatigue les articulations, favorise l'arthrose, et rend le saut difficile, douloureux puis impossible. Surtout, il compromet la fertilité; en effet "bon coq n'est jamais gras''. Inversement, l'amaigrissement menace certains étalons très excités, qui en perdent l'appétit. Il est alors nécessaire d'accroître l'attribution de concentrés et de varier suffisamment le régime alimentaire pour les maintenir en bon état corporel, vigoureux et féconds.
Equilibre alimentaire
L'équilibre alimentaire retentit sur la fertilité de l'étalon, par ses divers composants: protéines, lipides, minéraux, vitamines, et même adjuvants diététiques. Les apports protéiques dépassent un peu les besoins d'entretien pour activer la production de spermatozoïdes et peut-être soutenir le tonus général. Mais les excès sont particulièrement néfastes puisqu'ils exagèrent la résorption intestinale d'ammoniac, d'amines, voire d'endotoxines lors de dysmicrobisme caeco-colique. Ils surmènent et éventuellement submergent la fonction de détoxication du foie. Ils contribuent ainsi à altérer la vigueur et la survie des spermatozoïdes. La fourniture des acides gras essentiels est importante pour la fertilité. Ce qui fait ressortir l'intérêt des grains de maïs et d'avoine, du son et des germes de blé, des graines de tournesol, soja et lin,... et à plus forte raison des dérivés gras du poisson. Un complément minéral est généralement nécessaire pour éviter toute carence en phosphore, zinc, manganèse, cuivre, iode et sélénium qui conditionnent la fertilité et qui sont souvent déficients dans les fourrages. Le supplément vitaminique concerne en premier lieu la vitamine A qui assure l'intégrité de l'appareil reproducteur. En raison de l'oxydation des carotènes des fourrages et de l'épuisement des réserves hépatiques (foie) en vitamine A, celle-ci fait fréquemment défaut en fin d'hiver qui correspond justement au début de la saison de reproduction chez les équidés. La vitamine E a également un intérêt pour la fertilité par la protection antioxydante des acides gras essentiels et de la vitamine A.
Rationnement pratique de l'étalon
Le rationnement pratique de l'étalon doit donc donner la priorité à l'équilibre alimentaire, en prévenant toute suralimentation. En particulier, le foin de luzerne expose à des excès azotés. Traditionnellement, on fait une trop large place à l'avoine, qui a la réputation de stimuler l'ardeur génésique, mais dont l'excès déséquilibre la ration et favoriserait la production d'une semence diluée et peu fertile. En dehors de la période de monte, un régime d'entretien suffit; il est à base d'herbe ou de bon foin de pré, avec un aliment minéral et éventuellement 1 ou 2 kg de céréales (orge ou maïs) si c'est nécessaire pour assurer un état corporel satisfaisant, c'est-à-dire assez sec. En saison de monte, au-delà de la ration d'entretien supposée équilibrée, il faut généralement prévoir la distribution d'un complément concentré, apportant 1-2 ou 3 UFC/étalon/j, selon la fréquence des saillies et l'évolution de l'état corporel. En pratique, ce complément comporte volontiers une base d'avoine dont on recherche l'effet tonique. Il dose en moyenne 120 a 130 g de protéines et peut souvent être le même que pour les juments reproductrices. Outre la préoccupation de la qualité des protéines (avec une teneur assez élevée en Iysine par le tourteau de soja, la farine de luzerne (parfois des sources d'origine animale), il doit rétablir un équilibre alimentaire optimal sur le plan des acides gras essentiels, des minéraux et des vitamines. Dans le souci de la meilleure hygiène digestive, on peut recourir au tourteau de lin cuit, au son de blé, à l'orge germée, aux probiotiques... Pour la protection hépatique, on ajoute même artichauts, choline et méthionine (acides essentiels).
LA JUMENT
La malnutrition est sans aucun doute un des responsables majeurs de l'infertilité de la jument. Malgré tout, son importance est encore largement sous-estimée. De ce fait, la prévention demeure beaucoup trop négligée, vraisemblablement en raison des difficultés pratiques d'une identification suffisamment précoce et précise de ses causes exactes. En effet, la reconnaissance de l'infertilité nutritionnelle est souvent différée car il s'agit, en général, d'une affection insidieuse, progressive, évoluant à bas bruit, et dont les manifestations d'abord discrètes et polymorphes concernent aussi bien la ponte ovulaire que la nidation et la gestation, et même la viabilité du nouveau-né. Au départ, il s'agit seulement de chaleurs sourdes dont la détection est aléatoire, ou bien d'un espacement accru entre les chaleurs, puis même de disparition de celles-ci (anaphrodisie), avec des ovaires soit petits et inactifs, soit au contraire porteurs de kystes folliculaires ou de corps jaunes persistants. On peut aussi constater des "retours" retardés à la suite de mortalité embryonnaire. Lors de malnutrition grave et étendue, apparaissent des avortements (qui prédisposent à des complications infectieuses entravant la fertilité ultérieure), ou simplement des naissances prématurées, ou même la mise-bas, à terme, de poulains chétifs peu résistants, fortement exposés à la mortinatalité. Un meilleur ajustement alimentaire en préparation à la saison de monte, conjugué pour le mieux avec la mise en place d'un programme d'éclairement complémentaire (de façon à "avancer" dans la saison) aurait toute chance de hâter l'apparition des chaleurs. Il accroîtrait aussi le taux de réussite en début de saison, alors que trop souvent on doit constater l'inactivité ovarienne en février. Celle-ci entraîne:
- une réduction des chances de fécondation sur l'ensemble de la saison.
- un retard imposé pour les années suivantes.
- un handicap pour les poulains, qu'ils soient destinés aux ventes de yearlings ou aux courses des deux ans.
Influence de l'alimentation sur la fécondité
Pour prévenir l'infécondité d'origine alimentaire, la difficulté pratique réside dans la détection de toute erreur de rationnement, sachant que celle ci peut aussi bien porter sur le niveau alimentaire, l'adéquation des apports protéiques, minéraux et vitaminiques, que sur la valeur hygiénique des aliments.
D'une façon générale, la jument
reproductrice est exposée à la suralimentation en fin de gestation
et à la sous-alimentation en début de lactation. La suralimentation
en fin de gestation est fréquente même si l'appétit est
alors relativement faible. En effet, les besoins énergétiques
de gestation restent très modérés, tandis que la jument
bénéficie alors de "l'anabolisme de gestation" (elle grossit),
qui caractérise une nette amélioration du rendement alimentaire
grâce aux fortes sécrétions hormonales (oestrogènes
et progestérones) très favorables à l'anabolisme. La
sous-alimentation en début de lactation procède d'une augmentation
soutenue des besoins énergétiques liés à la production
laitière alors que l'appétit tarde quelque peu à s'adapter.
Elle induit un amaigrissement d'autant plus accentué que la jument
est plus grasse au moment du poulinage et que sa production laitière
est plus rapidement et plus fortement ascendante. Ce déficit énergétique
provoque une hypoglycémie à l'origine d'une mise en sommeil
de l'activité ovarienne avec absence de chaleurs et retard de fécondation.
Le lait de jument a, paraît-il, des vertus thérapeutiques importantes sur l'organisme humain. A tel point que des laiteries chevalines commencent à fleurir un peu partout : en Allemagne, en France, mais aussi en Belgique. Bien que ces vertus thérapeutiques soient parfaitement dignes d'intérêt, c'est surtout sur le plan pratique que nous le mentionnons ici, car ce lait convient aussi aux poulains orphelins lors des deux à trois premières semaines pour passer sans baisse de croissance cette phase critique. Au-delà, selon le mensuel "Equ'idée", il est possible de continuer l'allaitement du poulain avec une alimentation à base de lait en poudre. Mais, de toute façon, avant comme après, la "corvée biberon" s'impose...
Une adresse en Belgique :
Joly's Paardenmelkerij - 17, Molenstraat - 2580 Beerzel
- tel 015/25.09.61
Une adresse en France :
Equi'Libre - Ferme des Minismes - 77660 Saint-Jean Les Deux Jumeaux - 01 60
22 45 25
S'il arrive qu'on se retrouve éleveur malgré soi, il s'agit d'en assumer les conséquences. Si on s'y refuse, il se peut qu'on y soit contraint... par l'autorité judiciaire.
Les faits : Trois juments paissaient paisiblement en prairie, lorsqu'un jeune étalon en rut, échappé d'une prairie voisine, les rejoignit après avoir endommagé deux clôtures, la porte d'un box et endommagé la prairie par le labourage de ses sabots. L'une des jument a ensuite été "violentée" de sorte qu'elle s'est trouvée pleine de ses oeuvres.
A l'audience publique du 18 décembre 1997, au prétoire de la Justice de paix de Dour, le juge de paix Brulard a prononcé le jugement suivant :
Attendu que la cause, mue par citation du 5 avril 1996, a pour objet la condamnation du défendeur au paiement de la somme de 50.000 BEF à majorer des intérêts compensatoires depuis le 19 septembre 1995, étant l'indemnisation du dommage causé par son étalon Germinal de l'Aubert au cours d'une virée nocturne en célibataire dans la campagne des Hauts-Pays : bris de clôture, saillie impromptue sans protection, labourage de prairie et démontage de box ;
Attendu que le maître ne conteste pas être responsable des fredaines de qui voici 5 ans, n'était encore que poulain mais ne retint pas comme règle élémentaire de bienséance et de courtoisie qu'il convient de frapper avant d'entrer sans confondre fenêtre ouverte et porte fermée ;
Attendu que tout écart de conduite que la morale réprouve a son prix, et celui-ci présenté en l'exploit consécutif au premier est parmi les plus raisonnables et dûment justifié ;
Par ces motifs,
· nous, juge de paix, statuant contradictoirement et en premier ressort ;
· Disons la demande recevable et fondée
· Condamnons le défendeur à payer au demandeur la somme de 50.000 BEF, à majorer des intérêts au taux légal depuis le 19 septembre 1995, outre les frais et dépens de l'instance taxées à 11.039 BEF ;
· Ordonnons l'exécution provisoire nonobstant
tout recours, sans caution ni cantonnement.
On sait le goût immodéré des militaires pour les abréviations et les initiales, surtout lorsque les initiales ne sont l'abréviation de rien du tout, ce qui évite de blesser les susceptibilités linguistiques !
On se souvient que la stabilisation du front sur l'Yser causa, dans les derniers mois de 1914, la transmutation de nos cavaliers en fantassins qui joignirent dans les tranchées leurs camarades de l'infanterie et de l'artillerie, les chevaux étant confiés à des dépôts situés à l'arrière des lignes.
Vers la fin du printemps 1916, à moins que ce soit 1917, le commandement de la cavalerie adressa à chaque unité anciennement montée, l'ordre d'envoyer ses J.P.P. à un grand rassemblement qui devait avoir lieu sur la Grand-Place de Furnes, le lundi suivant à 10 h.
Personne ne sachant ce qu'étaient les J.P.P., on désigna
au hasard des "volontaires" qui reçurent un ordre de marche réglementaire
des J.P.P. à Furnes.
Le lundi suivant, aux petites heures du matin, on vit converger vers
Furnes, de braves "cavaliers à pied", chargés de tout leur
barda.
A dix heures précises, sur la Grand-Place de Furnes, ils se trouvèrent devant une grande table où siégeaient un nombre impressionnant d'officiers présidés par un lieutenant-colonel vétérinaire, et la conversation s'engage :
-Qui êtes-vous ?
- Nous somme les J.P.P. du 3ème escadron rassemblés aujourd'hui par le commandement.
- ... et le téléphone de campagne entre en action :
- Ici, le 3ème escadron du 1er lanciers ;
- Nous avons ici les J.P.P. que vous nous avez envoyés, mais
dont nous ne savons évidemment rien faire.
Savez-vous ce que sont des J.P.P. ?
- Nnnnon ...
- Ce sont les juments présumées pleines, crétin
!"
- Lettres de Candide à sa très chère Hippolyte, reine des Amazones
Ma Chère Hippolyte,
Nous sommes entourés de superstitions et de croyances en de pitoyables fables, fariboles et fadaises en tout genre. Je n'en veux pour preuve que le discours de ce pauvre Grégor Von Meindaele, le jardinier de mon ami Franz Von Suppé, Commandant des cavaliers légers de Roddenbach. Figurez-vous que cet individu (le jardinier) eut l'outrecuidance de se prendre pour un dieu suprême, de connaître seul les secrets de la nature et capable de prédire l'avenir, d'influencer le futur et de déjouer les arcanes des Normes. Méprenant mes soins pour mon cheval "Peut-être" comme une envie - Grands Dieux n'y fassent - d'espoir de victoire à une course hippique alors que je me contente de balades, il se mit en devoir de m'exposer de fumeuses idées et d'arachnéens calculs permettant, selon lui, de fixer les performances d'un produit (quel effroyable terme pour une si adorable chose qu'est un poulain) d'un étalon pur-sang anglais nommé "Dare Wine" et d'une brave jument demi-sang "Anabella Marque", en me précisant qu'elle est naviculaire. Comme je ne voulais point paraître sot, je ne lui ai point demandé de quelle contrée il s'agissait, mais je l'ai vertement sermonné, renvoyé à son potager et je lui enjoignis de ne plus s'occuper que de prières pour le salut de son âme et d'être attentif, non au chevaux, mais aux rangs de petits pois si précieux qu'aucun soin n'est superflu à leur culture.
Du sang ! Il est évident que les chevaux en ont, quant aux demis, l'haleine de ce fourbe disait assez combien de bières trappistes il avait ingurgitées.
Jusqu'où ira la crédulité du peuple ? Prétendre pouvoir prédire la taille, la robe, les performances aux seules histoires colportées sur les parents putatifs probables ou futurs ! La nature fait bien les choses et octroie selon moi à chacun selon les hasards de sa générosité, le devenir n'est plus qu'erreurs et déchéances, tel est mon humble avis que je résume à ceci "Le cheval est bon par nature, l'homme le corrompt".
Candide
- Réponse d'Hippolyte
Mon chère Candide,
Comme vous avez raison ! User du terme "produit" pour désigner une si adorable créature... Il est clair que le jardinier du Commandant Von Suppé, tout occupé qu'il est à faire pousser des petits pois sans cesse plus verts ou plus volumineux, ne peut rien comprendre de votre attachement à votre cheval "Peut-être" ni concevoir le soin que vous apportez à son entraînement physique, fût-ce dans l'optique d'une simple balade matinale...
Cependant, la jument dont il parle n'est pas d'origine étrangère, elle est malade et normalement, ne devrait pas être poulinière. Au risque de vous choquer quelque peu, il faut reconnaître que ses "arachnéens calculs" ne sont pas tout à fait vains. La sélection naturelle fonctionne très bien quand il s'agit d'optimiser l'adaptation d'une espèce à son environnement naturel. Mais le cheval domestique vit-il dans son environnement naturel ? J'ai bien peur que non, et le travail qu'on attend de lui dans le monde des hommes est bien différent de celui qui était autrefois nécessaire à sa survie. De plus, la sélection naturelle est extrêmement lente : entre son ancêtre Eohippus, haut de 30 cm et le cheval actuel, il y a plus de 50 millions d'années !
Par conséquent, depuis sa domestication il y a 3500-4000 ans, le cheval a considérablement évolué par le fait d'une sélection... artificielle et très rapide ! A force d'expériences et de croisements successifs, l'homme a obtenu des chevaux de mieux en mieux adaptés à la fonction qu'on leur destinait : trait lourd, course, attelage, guerre, chasse, etc. Au début, l'éleveur opérait sa sélection de manière empirique. Mais il a vite remarqué que certaines tendances (robe, performances, modèle), tantôt bénéfiques, tantôt néfastes, se reproduisaient dans certaines conditions (croisement de telle race avec telle autre, d'une descendance avec une autre, etc.). Cela ne veut pas dire que l'éleveur d'aujourd'hui maîtrise à 100 % le résultat d'un croisement, puisque les gènes ne sont pas encore domestiqués à 100 %. Certains audacieux essuient de cuisants échecs en prenant de dangereux raccourcis, notamment en recourant à la consanguinité rapprochée (nous dirons : de l'inceste). Vouloir produire des chevaux exceptionnels (culte de l'être suprême) est une chose ; vouloir éviter de produire des poulains fragiles, malades, rétifs ou vicieux en est une autre, et des deux, la dernière est seule louable. L'orientation de l'élevage ne devrait-elle pas être celle-ci : produire de bons chevaux, en bonne santé et bien dans leur tête "Hippo sana in corpore sano" ? Pour cela l'éleveur devra renoncer à reproduire les chevaux tarés (tant mâles que femelles) malades, boiteux, naviculaires ou trop nerveux.
Dans cette optique, mieux vaut donc produire de nombreux "bons" chevaux qu'une poignée de chevaux "exceptionnels", car pour ces derniers, combien de "déchets" payent par leur excès de tares l'ambition d'un éleveur peu scrupuleux, certain d'écouler à prix d'or sa production hors normes à quelques riches connaisseurs, et les déchets, aux pauvres néophytes.
Hippolyte
Une méthode vieille comme
le monde et qui a fait ses preuves
L'élevage au naturel
L'objectif est d'élever des poneys gentils, francs, sociables, en qui nous avons pleine confiance, car n'oublions pas qu'ils sont destinés aux enfants.
Parce qu'ils vivent en liberté, ils sont équilibrés aussi bien physiquement que mentalement. En effet, pour s'épanouir, un poney doit vivre en groupe, pouvoir se déplacer et jouer continuellement, pâturer à volonté.
Grâce à ce mode de vie proche de leurs origines, ils sont plus sereins. Ils peuvent dès lors s'adapter aisément aux diverses activités proposées et se prêtent à une grande complicité avec leur cavalier.
Un troupeau (on dit aussi une harde) est composé de l'étalon, de quelques juments et de leurs poulains. L'étalon protège et surveille très attentivement le groupe. Il est toujours à l'écoute et prêt à rassembler son petit monde.
Au printemps, il assiste aux naissances. Les poulains viennent souvent au monde tôt le matin. Après quelques heures, ceux-ci galopent déjà, collés contre leur mère qu'ils ne quitteront pas pendant les premières semaines.
Les juments sont d'excellente mères. Elles s'occupent constamment de leurs petits. Quand elles reviennent en chaleur et qu'elles sont prêtes à être saillies, elles se dirigent vers l'étalon.
Au bout d'une quinzaine de jours, les poulains commencent à s'intéresser à leur environnement et aux autres occupants de la prairie. Ils apprendront à communiquer et à respecter les limites fixées par l'étalon. Ils le suivront dans ses galops de surveillance, lui mordilleront la crinière et viendront dormir près de lui.
Le sevrage s'opérera naturellement au printemps suivant, ce qui permet aux poulains de profiter du lait de leur mère pendant les grands froids.
Contrairement à certaines idées reçues, ces poneys ne sont absolument pas sauvages. Dès lors que les troupeaux sont structurés, les parents confiants et équilibrés, les poulains le seront également.
Nos deux étalons, Méphisto (Connemara) et Popov (mini Appaloosa) sont très doux. Il ne mordent pas et ne frappent pas car cette vie les satisfait pleinement. Une hiérarchie s'établit également chez les poulinières. Certaines sont plus dominantes. Du plus jeune au plus âgé, chacun prend sa place au sein de la communauté.
Etant sociables et soumis à l'autorité, les poulains sont très faciles à débourrer (dresser). Lorsqu'ils se retrouvent au milieu d'un groupe de chevaux, habitués à tenir compte des autres, ils supportent très bien les contacts : si par hasard, un congénère les bouscule, ils sauront faire la différence entre une attaque et une simple erreur, sachant éviter la première et encaisser la deuxième sans excitation ni coups inutiles.
Grâce à cette vie en liberté, nous observons qu'ils sont plus coopératifs, plus attentifs, respectueux les uns des autres, nous permettant de travailler dans de meilleures conditions.
Elevage au naturelau poney-club "Les Petits Baudets"
rue du Try des Marais - 5651 Tarcienne - 071/21.50.58