Sans doute beaucoup de personnes – cavaliers ou non – aimeraient pouvoir
bondir sur un cheval au galop et exécuter quelques exercices sur
son dos, sans pour autant viser la compétition.
Voici donc quelques indications vous permettant de déterminer
si votre cheval peut convenir.
Race :
Excepté les Shetlands, trop petits, et les Frisons, trop grands,
beaucoup de races conviennent, notamment nos chevaux belges, les Hanovriens
et les Haflingers.
Age :
Ne pas commencer avant 5 ans (et même 6 ans pour les races tardives).
Si une bonne moyenne est 5 à 7 ans, j’ai connu un cheval ayant
commencé à près de trente ans.
Type :
Il doit être doté d’un caractère facile, être
psychologiquement équilibré, non chatouilleux, énergique,
avec l’endurance et les pieds d’un cheval de randonnée, la souplesse
et – si possible – la beauté d’une monture de dressage.
Taille :
Elle doit être en rapport avec celle des voltigeurs : le garrot
plus haut que l’épaule du voltigeur.
Modèle :
Il sera massif, près de terre, avec une poitrine profonde et
des pieds en rapport avec sa masse.
Le dos sera long, large et musclé.
Pour le travail d’équipe, on doit pouvoir placer trois chaussures
de pointure 39-40, depuis la base du garrot – derrière le surfaix
– jusqu’au joint du rein correspondant à la pointe de la hanche.
Allures :
Elles seront étendues et régulières (le cheval
doit se méjuger de 2 sabots au pas), avec un galop cadencé
pas trop rapide.
Toutefois, si votre cheval ne correspond pas tout à fait à
cette description, il ne faut pas perdre de vue que par une préparation
physique et caractérielle soignée, vous pouvez arriver à
compenser certains défauts.
Physique :
La préparation est la même que pour tout cheval de sport,
visant le calme, l’impulsion, la rectitude et la légèreté.
Mais, en plus, il s’agira de parfaire sa musculation par un travail aux
cavaletti au trot et au galop. Il faudra également travailler la
mise en souffle pour le rendre capable de garder un galop régulier
pendant un quart d’heure.
Caractère ;
Plus que tout autre cheval, celui de voltige doit être entraîné
à demeurer imperturbable en toutes circonstances.
Il faudra donc l’habituer à un maximum de choses et d’événements
: de nombreuses personnes et divers animaux courant en tous sens autour
de lui, des bruits les plus courants mais aussi les plus insolites, les
jeux de lumière, … ; outre l’accoutumance spécifique aux
voltigeurs qui fera l’objet d’un autre article, il devra également
se laisser longer par différentes personnes.
Tout le travail de préparation décrit ci-dessus devra
régulièrement être repris lors de séances de
travail du cheval qui devra être dosé et au cours duquel des
séances de repos devront être ménagées.
Rien de bien sorcier en somme.
Avec un minimum de logique et de régularité, vous connaîtrez
bientôt, vous aussi, le bonheur de voltiger avec votre propre monture.
Extrait du n° Hippo News de Février 1997 de la revue Hippo News – Février 1997