Buts recherchés :
- un cheval bien échauffé et assoupli
- avec des allures régulières
- et des arrêts instantanés.
Matériel :
- bridon et surfaix
- longe de 6,5 m à 7,5 m sans mousqueton tournant
- chambrière de 7 à 7,50 m
- un enrênement coulissant
Eviter les vêtements qui font du bruit, les bruits de portes...
La détente se fera à la main contraire par rapport à celle à laquelle on voltige ; il s’agit d’une préparation tant psychique que physique.
Exemple à main gauche :
- la longe dans la main gauche en boucles de plus en plus petites,
le pouce fermé dessus.
- Le bras tombant le long du corps, coude plié à hauteur de
la hanche, la main devant soi, jamais ramenée en arrière.
- La longe est légèrement tendue, sans torsion.
- La chambrière dans la main droite placée sous l’aisselle à
l’horizontale et dirigée vers la croupe du cheval
(la lever légèrement, toujours à l’horizontale et dirigée
vers la croupe du cheval pour laisser passer le voltigeur).
- On pivote autour du pied gauche pour avoir un cercle très régulier.
- On envoie le cheval vers le cercle en relâchant progressivement la
longe, en dirigeant la chambrière vers l’arrière-main ou le
passage de sangle. Si le cheval ne s’écarte pas facilement, éventuellement
dire "Piste"
(voir le code de langage du cheval de voltige paru dans le n°250 de la
revue Hippo News d’avril 1997).
Avec un cheval non habitué, avant de lui mettre l’enrênement coulissant en triangle inférieur, vérifier s’il accepte de baisser l’encolure par une action passive, mais forte, sur la longe passée en Barnum ou sur les anneaux du bridon.
Pour l’ajuster :
- placer le cheval, le chanfrein un rien devant la verticale ;
- la rêne intérieure progressivement 2 à 4 trous plus
courte ;
- la nuque au point le plus haut.
Travailler un peu au pas (5 à 10’), puis essentiellement au trot (10 à 154) l’encolure basse, enfin au galop en grand triangle, plus tard en triangle supérieur.
La voix est importante, stimulante par sa vivacité et son timbre plus élevé, calmante par des sons plus graves, calmes, lentes.
N’oubliez ni les caresses, ni les friandises.
Il faut toujours penser à 4 choses
1) l’impulsion (pour dynamiser le pas, appel de langue lors de l’appui du
postérieur intérieur)
2) l’équilibre
3) la vitesse
4) l’attitude cohérente par rapport à l’enrênement
Se poser les questions à ces sujets, tous les 1/2 tours par exemple,
et y répondre par "oui" ou "non".
Si 4 "oui", alors descente des aides.
Les observables sont :
- oreilles attentives ;
- la queue se détache et vient vers l’intérieur ;
- la queue se détache et vient vers l’intérieur ;
- mouvements calmes avec dos souple et élastique, les postérieurs
bien engagés.
Enfin, il est important que l’enseignant ne soit pas toujours à la longe, les voltigeurs doivent se relayer pour longer.
extrait du n°264 de la revue Hippo
News
Il est très important que le cheval soit totalement habitué
à la chambrière, quelle que soit sa longueur ou sa couleur.
Il suffit, pour cela, au box de le caresser partout sur le corps avec les
deux extrémités de différentes chambrières en
lui offrant bien sûr des friandises.
Il doit ensuite bien comprendre que la chambrière derrière signifie mouvement en avant, tandis que devant elle exige l’arrêt ; cela s’obtient aisément en marchant à côté du cheval jusqu’à ce qu’il ne tourne plus la tête vers l’extérieur.
En s’éloignant progressivement du cheval on visera à ce qu’il
reste sur le cercle.
Chaque fois qu’il essayera de nous rejoindre, il faudra le toucher à
la sangle avec la chambrière et dire “ piste ” afin qu’il agrandisse
son cercle en tendant sa longe.
Quand on sera plus éloigné du cheval, la chambrière sera,
au début, pointée vers la sangle et par la suite aussi chaque
fois qu’il tournera la tête vers le “ longeur ” en se préparant
à revenir vers lui.
Le code de l’arrêt doit être inconditionnel pour la sécurité
des voltigeurs et l’utilisation pédagogique.
Il s’obtient en associant, dans un premier temps :
1. le mouvement de la chambrière passant par-dessus la tête
du “ longeur ” pour arriver devant le cheval dans l’axe des épaules
du longeur ;
2. la voix ;
3. le déplacement du “ longeur ” d’un pas vers le côté
arrêt, donc à gauche quand le cheval est à main gauche
;
4. un obstacle infranchissable (par ex. un mur), et en supprimant, au fur
et à mesure des progrès, un à un, les derniers éléments,
pour ne garder que le mouvement de la chambrière.
Le ralentissement, quant à lui, sera obtenu en avançant la chambrière par le bas sous la longe vers les antérieurs.
Si la chambrière est tenue à l’horizontale derrière le cheval, dans l’axe des épaules du “ longeur ”, le cheval devra rester au pas ou au trot selon ce qui aura été demandé par la vois, et prendra le galop tant qu’elle sera maintenue dans cette position, et si ce n’est pas le cas, il suffira de l’agiter, toujours à la verticale.
Il ne faudra faire claquer la mèche que tout à fait exceptionnellement en cas de grosse désobéissance quant au mouvement en avant par exemple.
En procédant de cette façon, si le moniteur doit en même temps longer le cheval, ce qui est à éviter, il pourra en obtenir l’obéissance tout en ne parlant qu’à ses élèves.
En étant longé par différentes personnes, le cheval apprendra que le chef d’orchestre est celui qui est au milieu ; les voltigeurs ne devront jamais intervenir.
Extrait du n° d'Avril 97 de la revue Hippo News