TRUCS & ASTUCES
du randonneur et de l'homme de cheval
Porte selle d'appartement
Bousolle non magnétique
Le curvimètre linéaire
Un protège foin en demi-tonneaux
Le Mult’outil
Le porte-carte à enrouleurs
Astuces pour le randonneur chargé du poids des ans
De l’utilité du rouleau de sparadrap
Le mini-matériel de pansage
La fine corde
Les fontes
Trois en un : toile de tente + imperméable + couvre-reins
Guêtres bon marché
Toux... du cavalier
Les bandes : à quoi ça sert ?
 
 
Les bandes : à quoi ça sert ?
par Nicole de Jamblinne

Il existe 2 types de bandes : les bandes de repos (généralement en flanelle), qui soutiennent en cas de fatigue, ou protègent pendant un transport, et les bandes de travail, en tissu élastique, qui servent à protéger les jambes contre les coups durant un exercice.

Comment les placer ?
Placez toujours un sous-bandage bien à plat, veillez à ce que le chevauchement ne soit pas à l’endroit du tendon.  Placez votre bande en commençant par le bout en biais. Il y a donc une pointe que vous repliez en dessous du 3e tour pour bien maintenir le tout en place.  Chaque tour doit chevaucher le précédent de 2/3.  Une fois arrivé en bas, partez en biais pour remonter de la même façon.
ATTENTION :  Trop serrée la bande va gêner la circulation et “ tirer ” sur le tendon.  Trop large, elle va se défaire et se prendre dans les pieds du cheval.

Où ?
La bande de travail va du dessous du genou (antérieur) ou jarret (postérieur) jusqu’au boulet (non compris).  La bande de repos ou de protection en cas de transport descend jusqu’au dessous du boulet.

Quand ?
Votre moniteur les exigera pour le travail à l’obstacle et en dressage.  Pour la randonnée, je suis plutôt contre les bandes de travail car elles doivent rester posées trop longtemps, elles se mouillent dans les flaques d’eau et les gués, puis rétrécissent en séchant.  Si votre cheval se touche et se blesse aux boulets en marchant, parlez-en à votre maréchal-ferrant et/ou utilisez le truc du gitan : mettez autour du paturon un bracelet souple en corde fine sans le serrer.  Vous êtes sceptique ?  Essayez !

Lavage des bandes
Les bandes de repos comme les bandes de travail ont la fâcheuse habitude de former un inextricable nœud à la sortie de la machine à laver.  Pour éviter un démêlage fastidieux, je les plie en quatre et fais un nœud. L’inconvénient du système est qu’elles ne sont pas parfaitement propres à l’endroit des nœuds. Quel cavalier a un meilleur truc ?

Rouler une bande
Pour bien rouler une bande : commencez par le coté de la fermeture : collez le velcro sur lui-même ou commencez à rouler du côté des rubans sur l’envers.

1° Posez le sous bandage
2° Faites ressortir une pointe et faites 2 tours
3° Rabattez la pointe, couvrez-la d’un tour, puis commencez à descendre
4° Descendez jusque sous le boulet.
5° Remontez et terminez en formant un “V” sur le devant.

 
 
Porte selle en boîte à pain
par F Tillemans
 
L'éternel problème du transport des selles... 
Tout cavalier sait bien que la selle n'est à sa place que sur le dos de son cheval (à condition qu'elle soit en état et adaptée), mais que lui trouver une place adéquate hors de la sellerie, dans la voiture, ou à l'extérieur n'est pas évident.  Ayant pour cause de gourmandise du cheval renoncé à conserver du pain frais, j'ai considéré le galbe de mes boîtes à pain et leur ai trouvé une reconversion utile.  Je vous donne la recette: 

Prenez deux boites à pain galbées en bois, retournez les, et mettez les dos à dos. 
Fixez les parties supérieures et inférieures avec des petites planchettes qui dépasserons de quelques centimètres.  Ces dépassements serviront de poignées et de fixation pour des sangles éventuelles. 
 

profil
___
__   __
/    |  |     \
|___|  |___|
------------
V           V
 
 
face
__________
_________
||________||
|_________|
---------------
V                V
 
 
La taille permet normalement de déposer le coffret avec la selle sur le sol sans que les quartiers ne se déforment, sinon des petits pieds en caoutchouc (style arrêt de porte) rehaussent des quelques centimètres nécessaires. 

Personnellement j'ai adapté la base sur une petite table pliante. 

L'intérieur des boîtes peut être aménagé: des courroies peuvent accueillir étrille, brosse, cure pied, des récipients l'éponge, le savon, l'huile, le pulvérisateur d'isobétadine (ou autre), et la foule de petits accessoires toujours utiles mais encombrants. 
 

 
 
Bousolle non magnétique
par F Tillemans
Boussole astrale 
Même mal luné, pour ne pas perdre le nord remettez les pendules à l'heure. 

Et si la sagesse se cachait dans ces expressions.  Le truc de la bissectrice de l'angle formé par l'heure et le midi bien connu des scouts et des randonneurs (voir examens FFE) fonctionne de jour mais que faire la nuit? 

Le petit dispositif suivant permet d'utiliser le soleil ou la lune pour s'orienter. 
Il faut découper les deux disques (et la fenêtre de lecture) et  fixer les disques en leur centre par un rivet lâche permettant leur rotation.  Il suffit ensuite d'un petit bout de ciel dégagé et d'une montre (même digitale) pour repérer les points cardinaux.  Pour cela le disque horaire est orienté de telle manière que la flèche pointe sur le soleil (le jour) ou la phase de la lune correspondante.  L'ensemble de deux disques est ensuite orienté de façon à aligner le fuseau horaire avec l'astre.  Les directions des points cardinaux sont indiquées par le grand disque

d'après les calculs de Piet Tagore 
 

 
 
Le curvimètre linéaire
par F Tillemans

Un jeu de fines cordelettes avec des marques, voilà le cadeau original que j’ai reçu. 
Devant mon air perplexe, j’ai reçu de ma petite mutine les explications suivantes : c’est pour toi pour voir sur ta carte comme tu vas vite ! 
L’idée est très simple et le résultat est tout à fait acceptable. 
Une cordelette est étalonnée en fonction de l’échelle de la carte avec une graduation correspondant par exemple à 100 m. 
D’autres graduations correspondent sur la même cordelette pour une vitesse donnée aux intervalles de temps (5 minutes) . 
Un jeu type reprend trois cordelettes étalonnées en fonction de la vitesse moyenne de la monture au pas, au trot, et au galop ; pour étalonner ensuite la carte, il suffit de dérouler la cordelette correspondante sur le trajet et de reporter les graduations. 
Simple, incassable, léger, facile à bricoler et à offrir. 
P.s. : le brin d’herbe souple est idéal pour les distraits.

 
N. J.
(Vu au Etats-Unis) 
En hiver, le fourrage est une denrée rare et précieuse. 
Voici un râtelier prévu pour nourrir les chevaux dans un paddock ou une pâture au sol boueux.  Une armature métallique supporte un ou deux demi-tonneaux (percé de trous pour l’évacuation de l’eau de pluie). 
Voici une trouvaille toute simple à bricoler soi-même, et qui évite de voir tomber le précieux foin dans la boue et être gaspillé.
 
Le Mult’outil
par Nicole de Jamblinne

Tour à tour cavalière, groom, palefrenier et homme - ou plutôt femme - à tout faire dans ses écuries, Mme Merlande rêvait d’un outil multifonctionnel qui remplacerait la panoplie de ceux que l’on cherche tout le temps : cure-pied, couteau pour ouvrir les ballots de foin, outil pour dévisser les crampons, etc. 
Jean-Henri, son mari, eut l’idée de lui en offrir un pour Noël. 
Jean-Henri Merlande est ingénieur-conseil, et, pour le petit Noël de son épouse, il a tout simplement fait faire un outil de son invention : 
- Cure pied 
- Décapsuleur 
- Coupe-ficelle 
- Tourne-tarauds pour refaire le filetage des fers 
- Clé àcCrampons (mordax) de 10 ; 12 et 14 
- Arrache-clou de dépannage 
Le tout bien rouge pour le retrouver facilement dans la paille ou sur l’herbe. 
Ils sont numérotés. 
Le vôtre sera donc toujours identifiable, même s’ils retrouve dans la boite de pansage de votre voisin d’écurie ! 
Mais cet outil équin multifonction ne se trouve pas dans le commerce 
(dessin et modèle déposé n° 0946783). 
Aussi en avons-nous rapporté une douzaine pour les lecteurs d’Hippo News au prix de 525 BEF, frais de port compris.

 
 
De l’utilité du rouleau de sparadrap
par Colette Dujardin
 
Vous connaissez tous le vieux rouleau de sparadrap de toile sur sa bobine métallique, tellement démodé depuis l’apparition des pansements “tout en un” : sparadrap et compresse absorbante prédécoupés en 3 tailles, scellés dans leur emballage stérile... 
 
Pourtant, en promenade et en randonnée, j’en prends toujours un rouleau avec moi. 
Il est fait d’un sparadrap solide et bien collant, très utile aussi en cas d’urgence non médicale : réparation de fortune pour rênes ou montants de bridon cassés, par exemple... 
Ndlr : comme vous ne devriez pas vous aventurer en randonnée sans trousse de secours, profitez de cette dernière pour y glisser votre rouleau de sparadrap “bien collant”. 
Pour la trousse elle-même, nous vous rappelons le truc vu par Jacques Comps : une jaquette de cassette vidéo est suffisamment plate pour être glissée dans une fonte, suffisamment vaste pour y glisser le contenu de votre trousse de secours qui y sera à l’abri des chocs et des coups dans son enveloppe rigide et légèrement rembourrée.
 
 
Le porte-carte à enrouleurs
par Alain Willemart 

Un porte-carte étanche, pratique, et qui ne n’emcombre pas le cavalier, ça existe ? 
Oui, il s’appelle "Cham Map System". 

Le cavalier randonneur connaît les inconvénients du porte-carte classique, en toile ou en cuir, avec rabat et sangle : nécessité de sortir la carte et de la replier correctement pour consulter un autre secteur ; encombrant et lourd, il gène les mouvements du cavalier ; on ne peut le porter qu’en bandoulière (cela glisse) ou autour du cou, ce qui est gênant aux allures (il ballote alors en tous sens). 
Las, de nombreux cavaliers l’ont abandonné, livrant ainsi leur carte précieuse aux affres du vieillissement prématuré : les couleurs s’estompent sous les U.V. et la transpiration, le papier se chiffonne, se tâche, se déchire, se corne. 
Sans parler des effets de la pluie : tracé à l’encre soluble, votre itinéraire se délave et disparaît... Ca y est, vous êtes perdu ! 
 
Un nouveau et ingénieux système consiste en une enveloppe transparente en plastique de 50 x 100 cm qui se plie en deux parties égales après y avoir introduit la carte. 
Fermé, il fait donc 50 x 50 cm. 
Selon le sens du pli, il y a donc 4 faces de la carte qui peuvent être lues sans la sortir de sa protection étanche. 
Le système est muni d’une cordelette à passer autour du cou, pour un port classique, et de deux mini-enrouleurs de rappel à fixer à la selle (ou à tout autre endroit : dos de la veste, sac à dos, attelage...), qui remettent immédiatement le porte-carte en place dès qu’on le lâche. 
Il ne bouge alors pas plus qu’une fonte. Il suffisait d’y penser ! 

r
Cham Map System - Dynastar • 699 BEF
 
Astuces pour le randonneur chargé du poids des ans
par Robert Wauters
D'abord, pour situer les choses, il faut définir un certain nombre de considérations car chacun randonne à cheval selon sa conception de la randonnée, le cheval dont il dispose et le genre de randonnée qu'il pratique. 
 
Ajoutez à cela : le problème des relais, de la nourriture du cheval et du cavalier, l'influence de la date, la durée, la longueur des étapes et voilà bien des données qui, ajoutées à l'âge du cavalier ont une incidence certaine sur l'équipement du cheval. La photo ci-contre a été prise lors d'une randonnée de 10 jours. 
 
Le cheval était un hongre de 16 ans, habitué aux promenades à l'extérieur, mais pris en pâture où il se trouvait depuis plusieurs mois. Il m'avait été loué à condition de continuer à le nourrir avec un mélange de céréales que son propriétaire préparait lui-même. 
Cette clause, prise dans le souci de ne pas perturber le cheval (risque de coliques), impliquait d'aller déposer de la nourriture en au moins 3 points de l'itinéraire et de transporter sur le cheval la nourriture qu'il consommera aux relais non approvisionnés, ce qui explique le sac à avoine fixé à l'arrière de la selle (matériel de l'armée suisse). 
A l'arrière également, juste au-dessus du sac à avoine, les vêtements de protection contre la pluie. 
 
Il s'agit ici d'un pantalon de motocycliste, en Nylon et d'une veste "Barbour" glissée dans une des jambes de la culotte, principalement pour la protéger des branches et des ronces. 
 
Cet ensemble 2-pièces est à mes yeux ce qui est à la fois le plus efficace et le plus pratique, permettant la marche à pied dans le vent. L'ensemble "sac à avoine et vêtements de pluie" ne dépasse pas le troussequin. 
 
La selle est une selle d'armes de l'armée allemande datant de 1939 équipée d'étriers actuels et d'une sangle Nylon très large (14 brins ¯ 8 mm). Le tapis de selle est une grande couverture de laine pure 100 % et utilisée à l'étape, en plus du sac de couchage. 
 
Les deux sacoches arrières sont en fait des "sacs à dos" de la "Bundeswehr" dans lesquels trouvent place, d'un côté, les vêtements de rechange, la trousse de maréchalerie (de l'armée suédoise, 1,6 kg) ; et de l'autre côté, une gourde d'un litre, un réchaud à alcool solidifié, de la nourriture, potages, lait, café, sucre en poudre, un gobelet émaillé résistant au feu. S'y ajoutent : trousse de toilette et pharmacie (pour le cavalier et le cheval). Les deux sacs sont équilibrés. Ils sont en forte toile, pourvus de nombreuses courroies et points d'attache. Le problème de l'imperméabilité est réglé par des "sacs poubelle". Chargez dans le fond tout ce qui est lourd (trousses, fers, gourdes) ; ils ne balancent pratiquement pas. 
 
l'Astuce... 
Enfin, la particularité liée à l'âge du cavalier est le transport à l'avant de ce qui est volumineux, sans être pesant, c'est-à-dire, le sac de couchage et un matelas mousse gonflable, le tout dans une housse en toile solide. 
Là aussi, il est fait usage d'un sac plastique pour les protéger des averses. 
 
Cette disposition peut choquer car elle est tout à fait contraire au matériel commercialisé. Voir à ce sujet les beaux "portemanteaux" arrière en cuir et même les ensembles combinés sacoches arrières et portemanteau. Mais pour le cavalier âgé qui met souvent pied à terre (terrain difficile, forte descente, passage délicat), quelle facilité de ne rien avoir d'encombrant à l'arrière pour pouvoir passer la jambe, surtout quand le cheval n'est pas placé favorablement. 
 
Venons-en au pourquoi de certaines choses qu'un vieux randonneur veut avoir avec lui. 
 
Pourquoi une trousse de maréchalerie ? 
Parce qu'avec une pince, un marteau, un bon couteau et une bonne lampe de poche (frontale), on peut déjà faire face à bien des situations. 
 
Pourquoi s'encombrer d'un sac de couchage ? 
D'abord, pour être indépendant ; ensuite parce que l'ont peut toujours étendre un sac de couchage là où loge un cheval. Ensuite, parce qu'il n'y a rien de plus efficace, pour assurer la "garde écurie", que de dormir près des chevaux. Cela offre un maximum de garantie de pouvoir intervenir rapidement pour calmer un cheval, et ce surtout lorsqu'on part avec une monture qu'on ne connaît pas. 
 
Pourquoi un réchaud ? 
C'est vraiment très agréable de faire une petite halte à mi-journée, de se préparer un potage minute suivi d'un café avec biscuits tout en faisant le point sur le trajet restant à parcourir. Cela ne prend que peu de temps et détend hommes et chevaux. 

Comme on le voit, un vieux randonneur a des manies et celle de fixer à l'avant le paquetage encombrant implique la conduite du cheval par l'assiette et les jambes. Mais de toute manière, c'est une utopie de croire que l'on peut diriger un cheval durant de longues heures avec des rênes ajustées dans chaque main. En tout-terrain, on finirait toujours par donner des "coups de sonnette" involontaires. 
D'autre part, en fixant certains bagages à l'avant, il est facile de les surveiller et donc d'éviter leur perte. 
De plus, cela constitue une retenue pour empêcher certaines chutes vers l'avant (95 % des chutes !). Voilà donc quelques remarques qui montrent l'influence de l'âge du cavalier sur son équipement et la disposition sur le cheval. 

extraits de la revue Hippo News

 
 
Trucs & astuces
par Philippe Vermeulen
Le mini-matériel de pansage 
En randonnée, l'ennemi c'est le poids. Aussi, n'est-il pas toujours possible d'emporter une valisette de pansage complète. Cependant, le pansage matinal et le curage des pieds sont obligatoires mais peuvent, durant quelques jours, être simplifiés. Aussi ai-je acheté, dans une droguerie, une brosse en chiendent moyennement dure et pas trop grande, sur laquelle j'ai fixé un cure-pied calé sous une bande de cuir simplement clouée. La brosse est efficace sur le cheval, doucement sur les parties sensibles et vigoureusement sur les zones charnues. De plus, elle démêle très bien la crinière et la queue. 

La fine corde 
Lorsque je conduis une promenade, j'emporte toujours, même pour une heure, une corde de ± six mètres de long et assez fine, de 5 mm de diamètre. A chaque extrémité, j'ai fixé un mousqueton. C'est pratique pour attacher un ou plusieurs chevaux s'il y a un problème et qu'on doit s'arrêter. Cette corde lovée et fixée sur le côté de la selle ne gène absolument pas. 

Les fontes 
J'ai fixé à demeure sur ma selle Mac Lellan des fontes qui me permettent d'emporter quelques objets parfois fort utiles : une gourde d'eau, un bâton de chocolat, la carte de la région, une boussole, quelques lacets de cuir pour accrocher un vêtement sur la selle, par exemple, une étrivière, ma carte de cavalier, une couverture de survie en fin aluminium, des anti-douleur, de l'Iso-Bétadine et ma mini-brosse de pansage. 
En hiver, je joins une lampe cycliste à fixer au bras ou à la jambe gauche. Eh bien, tout a déjà servi au moins une fois ! 

 
 
Toile de tente - imperméable - couvre-reins
par F Tillemans

Février-mars-avril, les giboulées risquent de compromettre une randonnée. Même Candide a compris qu’un équipement léger et adapté est préférable à un bon grog, bien que ce dernier ne soit pas désagréable non plus. 

Des bonnes fontes et sacoches permettent de contenir tous les petits ustensiles indispensables, de la trousse de soin aux boissons, mais se révèlent peu commodes pour contenir les vêtements de pluie, et ceux-ci, s’ils couvrent bien le cavalier, ne permettent pas de protéger la selle et son chargement une fois que le cavalier a mis pied à terre. 

Joseph Kaag et Wil Vonk, les animateurs de la ferme équestre du Rupt - tel 0033/3.29.75.07.37- ont développé une solution simple à ce problème. 

Une pièce de tissu épais et imperméable (style tente militaire) de 1,8-2,2m sur 0,8m-1m 
(dimensions à adapter suivant le couple cavalier - monture) est munie de 4 courroies de fixation situées par paires de part et d’autre à 16 cm de l’axe de symétrie et fixées par des rivets de part et d’autre de la pièce de tissu. Entre les deux rivets, se place un mousqueton sur la face extérieure. 

Les courroies intérieures permettent de fixer le vêtement de pluie au centre du tablier. La pièce de tissu est roulée et ensuite pliée au quart de sa longueur de part et d’autre sur elle-même afin de réduire ses dimensions de moitié. Les deux mousquetons arriment le tablier à l’avant de la selle. Le rouleau ainsi constitué par les ligatures ne gêne aucunement. 

En cas d’intempérie, il suffit de délier les fixations repliant la pièce de tissu sur elle-même, de revêtir le vêtement de pluie, de ramener le tablier sur ses jambes pour être efficacement protégé de la tête aux pieds. A l’étape, ou en cas de marche à pied, le tablier recouvre entièrement la selle (et même la croupe) offrant ainsi protection et chaleur au cheval. 

Les sacoches et les fontes peuvent également être réalisées "maison" dans le même type de toile. L’avantage réside dans le prix de revient, hors concurrence et la facilité d’entretien, un tour dans la lessiveuse et le tour est joué.

 
Guêtres bon marché
par Isabelle Dolphijn
S’équiper avant une randonnée peut être lourd pour le portefeuille. 
S’acheter couvre-chef, pantalon, bottes, fontes... c'est parfois beaucoup en une fois, 
surtout si l’on n’a pas sois-même de cheval. 
Les Cavaliers d’Autre Chose vous proposent l’astuce suivante: 
Gardez les vieilles bottes, même de ville, en cuir souple que vous pensiez jeter pour cause de semelle irréparable. 
Vous en couperez le bas et vous aurez ainsi une paire de guêtres (on les appelle souvent "mini-shaps ") pratiques et économiques pour vous ou pour prêter à un ami. 
 
Poussières et quintes de toux... du cavalier 
                                          par Viviane Trasenster 

Votre écurie a besoin, régulièrement, d’un nettoyage approfondi. 
Vous passez le plumeau sur les barreaux, les coffres, les armoires, les appuis de fenêtre, vous balayez énergiquement le sol en poussant devant vous le vrac de paille et de foin. 

Tous ces gestes soulèvent des nuages de poussières qui vous rentrent dans les narines, les yeux, les oreilles, les vêtements et provoquent parfois des quintes de toux longues et douloureuses. 
En outre, si vous portez des lunettes, celles-ci se couvrent d’un film de crasse sournois. 

Confrontée à ces petits problèmes, j’ai enfin trouvé un remède efficace. 
J’ai en permanence dans un coin de l’écurie un pulvérisateur de jardin (capacité de 5 litres, disponible dans n’importe quel Brico). 
Je pulvérise rapidement une bruine très fine de quelques décilitres d’eau sur toutes les surfaces à nettoyer. On distingue à peine la trace d’humidité répandue. 

La poussière ne vole plus sous les coups de balais. 
Elle roule gentiment sur le sol comme si elle s’était transformée en grains de café moulus. 

extrait du n°260 de la revue Hippo News

 
Le paddock de randonnée
par Nicole de Jamblinne

Voici revenu le temps des randonnées, et bon nombre de randonneurs souhaitent pouvoir bivouaquer en plaçant leur cheval dans un enclos improvisé.  Une clôture électrique s'impose et nous avons déniché un appareil peu encombrant et très léger, qui fonctionne grâce à deux piles alcalines de 1,5 V, que l'on trouve dans tous les villages.  Le fabricant est FI-Schock (réf. SS - 2 D).  L'appareil se fixe en terre grâce à un petit piquet démontable.  Avec cet électrificateur et 8 piquets vendus avec 3 isolateurs, et un pose-pied pour faciliter son enfoncement dans le sol, vous pourrez faire un enclos de 100 m2 (piquets à 5 m de distance), jusqu'à 196 m2 (piquets à 7 m de distance). 

Un rouleau de 200 m de cordelette contenant un fil inox vous permettra de faire un enclos avec 2 rangs de fil.  Le fil supérieur doit être à hauteur du poitrail du cheval et le fil inférieur ne doit pas toucher la végétation.  Ne pas  oublier le fil de terre : un simple fil de fer qui relie l'appareil au sol, à son endroit le plus humide.  Pour assurer l'humidité du sol, il suffit de verser un seau d'eau à cet endroit ! 

extrait du n°272 de juin 99 la revue Hippo News

 
Hippo News

Ecrivez nous : astuces@equinfo.org