HIPPO NEWS 
revue belge francophone d'équitation et d'attelage
Articles divers
 
Revue officielle de la FFE belge : Fédération Francophone d'Equitation et d'attelage de loisir
rue du Tienne 12 - 5140 Ligny - Belgique - Europe
 
Le savais-tu ?   Le cheval blême ...

Les origines du mot "cauchemar" sont assez mystérieuses. Il semble bien qu’elles soient liées au cheval, et, plus précisément, à une fantomatique jument blême...
 
Ethymologiquement, cauchemar vient du picard Cauquer, Caucher, qui signifie "presser, fouler aux pieds", et Mare, qui viendrait du néerlandais, signifiant "fantôme". Le Larousse va jusqu’à ajouter "fantôme nocturne".
Les fantôme étant rarement diurnes, cauchemar signifierait donc "être piétiné, écrasé, oppressé, nuitamment, par un fantôme". A elle seule, cette jolie métaphore décrit à merveille l’angoisse du mauvais rêveur.
On pourrait donc s’en tenir à cette définition suffisamment explicite, mais en anglais, l’équivalent de Cauchemar est Nightmare, qui signifie littéralement "jument de nuit", "mare" signifiant jument dans l’anglais courant actuel.
En néerlandais, idem : Nachtmerrie signifie aussi "jument nocturne".
 
Dans le préambule d’un ouvrage de BD anonyme consacré aux rêves (l’auteur se désigne lui-même sous l’appellation énigmatique de "David B."), je découvre que Mare, ou Mar, serait la francisation du mot saxon Marht, désignant un "démon nocturne se présentant sous la forme d’une jument décharnée venant peser sur le sommeil des humains". L’auteur, jouissant sans doute d’une belle faculté d’abstraction poétique, y voit, je cite :"une représentation de la mort ou du Diable à laquelle on échappe en enfourchant notre propre monture pour se lancer dans une grande fuite nocturne qui se termine au réveil." Cette interprétation fait donc intervenir un deuxième cheval : le nôtre. A moins qu’il s’agisse du même, et que son foulage léger soit sensé nous réveiller pour nous dire:
 
"Saute sur mon dos, je vais te sauver des démons de la nuit...!".
 
Gageons que cette dernière possibilité soit la seule et la bonne !
Non ?


Seniors à cheval !!
                             par Raymond Doulier 

Quand ce sujet fut proposé en Comité de rédaction, une délicieuse et jeune collègue s'est exclamée : "ça risque de les vexer !" Merci, gentille Belle de Mai, mais je fête cette année mes 74 ans et mes 50 années d'équitation (ma génération ayant, de par la guerre, commencé assez tard), et je n'ai aucun complexe à ce sujet !
 
En effet, on peut être senior à cinquante ans, à trente ans ; certains naissent d'ailleurs seniors !
 
J'estime qu'on ne devient pas senior à tel ou tel âge, on le devient petit à petit, sans s'en rendre compte ; et on s'en rend d'autant moins compte quand on s'impose de s'asseoir chaque jour sur son cheval.
 
Le problème des mises à la retraite, actuellement, permet d'ailleurs de le faire !
La possession d'un cheval personnel est d'une grande aide car cela impose au cavalier "senior" de venir rendre journellement visite à son compagnon (ou sa compagne) et lui donne envie de monter, alors que la location d'un cheval implique de le réserver, de voir si le manège n'est pas encombré par des "petits jeunes sauvages" ; d'estimer qu'il pleut, qu'il fait froid, qu'on a la migraine, que la sciatique se réveille et qu'il faut être prudent, qu'on doit garder les petits-enfants et que pour mille et une autre raisons peu valables, nous sommes poussés à remettre la monte au lendemain qui... ne chantera peut-être pas.
 
Monter en senior demande aussi une certaine intelligence modeste : celle de ne pas vouloir en remontrer aux autres, à admettre que la musculature n'est plus ce qu'elle était, qu'il devient plus risqué de se casser un os plus friable, de descendre de cheval sans les acrobaties qui feraient courir des risques du côté du col du fémur...
 
Un problème important est celui du choix du cheval.
Si on a la chance de pouvoir continuer à monter son propre cheval, que l'on connaît et qui vous connaît depuis des années, tout est simple ; il suffit de "penser très fort" et le brave cheval vous satisfait ! Mais si le cavalier "senior" se voit obligé de trouver une nouvelle monture, un double problème se présente : le choisir et le mettre.
 
Pour le mettre, je ne crois pas mieux faire qu'emprunter un article de notre vieil Hibernatus, paru il y a deux ans dans Hippo News : "Tout médicastre et autre carabin vous diront que, dès 50 ans, il est important de surveiller ses taux de cholestérol, d'urée, de glucides, en C6 et C12, et autres paramètres...
Nous doutons que votre psychanalyste (-chiatre ou autres psychothérapeutes) vous parle de votre prochaine cavaltrose ou du problème d'équitectomie prochaine...
Donc, s'il vous suffit de penser très fort pour voir votre cheval s'exécuter, n'oubliez pas qu'il vieillit, lui aussi, et qu'un matin vous vous retrouverez seul !

A ce moment, deux solutions se présentent :
a) vous dites autour de vous que votre scoliose aggravée d'arthrose vous interdit de monter encore !
Vos camarades feront semblant de vous croire.
b) vous achetez un nouveau cheval bien mis mais qui ne répond qu'aux aides académiques (problème ! vous ne les pratiquez plus), ou bien vous achetez un jeune cheval "à mettre" - problème encore car il faut les lui enseigner...
 
Tout à l'heure, nous disions cinquante ans, mais la perte sera plus grave si elle vous arrive à soixante. Et si c'était la septentaine passée ? Ce ne sera pas du gâteau ! Experto crede ramuntcho (*)
 
Alors un conseil : dès la cinquantaine passée, réapprenez avec votre cheval à utiliser les aides académiques, traditionnelles ; celles des premiers Degrés, avec un vrai moniteur, plutôt exigeant, pendant quelques leçons, avec ce dont on parle beaucoup sans souvent l'appliquer : "la modestie du cavalier."
 
Pour ce qui est du choix du nouveau cheval, il est important de balayer d'un large coup de cravache le slogan "un brave et vieux cheval sans risque". Faux !
Le senior va se fatiguer pour mobiliser le poussif et il ne lui restera plus assez de force pour obtenir les allures, le placer, les figures désirées.
Un senior se doit de trouver un cheval qu'un simple frissonnement de mollet mobilise, qu'une délicate rêne d'ouverture ou d'appui entraîne au tourner ; à former et à entretenir pour obtenir un slalom à l'ischion mais il faut aussi que ce courage au travail soit accompagné d'une correction de caractère, d'un calme que son cavalier formera dès les premiers contacts.
Et oui, "dur dur d'être pépé !"
 
Un problème réel pour maints seniors : monter sur le cheval !
Le début de brioche, la perte de souplesse, la musculature moins ferme rendent cette escalade problématique.
Ici encore, il faut faire appel à la modestie intelligente ! Si le senior a gardé le ventre plat (on peut rêver), si sa souplesse et sa musculature sont restées intactes, il n'y a pas de problème.
Si ce n'est pas le cas, il existe des équipements tels que ceux présentés par Robert Wauters ; étriers à rallonge et étrivière dépliable.
Ces astuces sont intéressantes, mais elles nécessitent néanmoins d'élever la jambe droite beaucoup plus haut, avec toutes les difficultés que cela représente !
Il reste des moyens moins prestigieux que sont "la chaise" et "la poussette".
Pour la chaise, il faut avoir appris au cheval le calme et avoir sa confiance ; pour ce qui est de la poussette, il y a lieu de choisir l'aide avec prudence et intelligence !
 
Pour le senior qui, généralement, connaît tous les sentiers du coin, qui n'a plus les moyens physiques de la grande randonnée ni le goût du saut, gare à l'ennui !
Alors il lui reste à revoir et à apprécier toutes les joies et les difficultés du dressage, du travail à la longe, du travail aux rênes longues et, surtout, d'éviter de se faire entraîner à accepter de "moniter"

(**) dans le manège du village, sans avoir les compétences du pédagogue ni l'honnêteté intellectuelle de l'homme de cheval (***).
(*) voir les pages roses du Larousse illustré !
(**) néologisme méprisant
(***) à ne pas confondre avec "vieux cavalier"

Commandant Doulier
officier d'Artillerie à Cheval - 74 ans - 50 ans d'équitation - 36 ans de monitorat
 


 
L'équitation des seniors : cavaliers et chevaux
                                par le colonel baron du Crottin de Chavignol

Jusqu'à quel âge peut-on monter à cheval ? Dans quelles limites ? Quid des chevaux âgés ?
 
Charles X, né à Versailles en 1757, ne devint roi de France qu'en 1884, donc âgé de 67 ans.
Vieillard très vert, il était resté un veneur plein d'entrain, toujours accompagné, à la chasse, par son écuyer Cavalcadour, le jeune comte d'Aure, qui "mettait" les chevaux du souverain, simplement en laissant au vieux roi les chemins et passages faciles et, en galopant à ses côtés dans l'ornière (quelques semaines de ce régime suffisaient à équilibrer un cheval, à lui donner la plus magnifique sûreté de pied et à le préparer aux airs les plus difficiles de haute école).
Le cheval de chasse favori du roi septuagénaire ayant lui-même largement dépassé les vingt ans, il arrivait à Charles X, une fois en selle, de se tourner vers les autres chasseurs en annonçant d'une voix claironnante : "Voyez, Messieurs, deux vieillards l'un sur l'autre !"

Cette longévité équestre est-elle exceptionnelle ?
Nombreux étaient les cavaliers sexagénaires, septuagénaires et même octogénaires à l'époque o? le cheval restait le moyen de locomotion le plus rapide, le plus sûr et surtout le plus élégant ; les attelages eux-mêmes manquant de stabilité et de confiance.
 
On connut dans le passé bien des cavaliers dont l'âge avancé nous étonne aujourd'hui.
Sans remonter jusqu'à l'Empereur mongol Kubilaï Khan, dont Marco Polo fréquenta la Cour, on se souvient, plus près de nous, de l'Empereur François Joseph 1er qui, fringant octogénaire, faisait toujours l'admiration, au Prater, des Viennois et surtout des Viennoises.
 
En Belgique, tous ceux qui fréquentaient le Royal Etrier Belge dans les années 50, se souviennent du nonagénaire général Lancksweert, grand-père de notre actuel ambassadeur au Japon. Il s'agissait véritablement d'une figure historique.
Après l'abandon du cap retranché d'Anvers, l'armée belge se retira vers Diksmuide et Nieuwpoort, en suivant l'étroite bande côtière non encore occupée par les allemands. Il existe de cette retraite d'Anvers des images filmées où l'on distingue le Roi Albert à cheval, au milieu de ses troupes. Toujours à moins de deux longueurs du cheval du souverain, on reconnaît l'officier d'ordonnance, sorte de garde du corps inséparable : le commandant Lancksweert, du premier régiment des guides. Pendant les longs mois d'attente sur l'Yser, le commandant Lancksweert devint l'un des plus proches familiers de la villa de La Panne, et il est bien souvent question de lui dans la correspondance de la Reine Elisabeth.
A l'Etrier, un grand cheval gris, presque blanc, âgé d'une vingtaine d'années, était réservé au général Lancksweert qui, en une promenade quotidienne de deux heures, donnait à Bismarck sa ration de travail : allures soutenues, passages de difficultés naturelles en terrain varié, etc.
Mettant pied à terre avant midi, le général nonagénaire se détendait alors les jambes en allant, d'un grand pas, attendre le tram 90 au carrefour Beau Séjour (avenue Winston Churchill).
Je le vois encore, toujours en costume 3 pièces (veste, gilet et culotte), le chapeau melon sur l'oreille et toujours guêtré de jambières de cuir fauve surmontant une paire de brodequins d'ordonnance.
 
Il y a deux ou trois ans, l'Etrier Belge fêta encore le nonantième anniversaire d'un autre cavalier que tout le monde croyait éternel : Herbert Kohn. Ce Berlinois avait fui le nazisme, il y a plus de cinquante ans, et son nonantième anniversaire fut célébré à l'Etrier, avec la participation des cavaliers et des trompettes de la police d'Uccle, commandée par son commissaire en chef Monsieur Christian Lepage, autre cavalier émérite.
 
On retiendra de ce qui précède que l'équitation semble praticable à tout âge, même très avancé, à la condition toutefois d'éviter les risques inutiles : cheval trop jeune ou trop fougueux, saut d'obstacles...
 
Souvenons-nous de La Fontaine :
"Ne forcez point votre talent, Vous ne feriez rien avec grâce".
Dans aucune discipline, l'expérience n'est aussi précieuse qu'en équitation, et il serait bien triste que l'âge ne vienne prématurément gaspiller un trésor acquis par de si longues années.
 
La promenade ou la randonnée calme dans la nature, ainsi que le dressage en piste et en manège, restent les activités qu'un cavalier instruit et prudent peut pratiquer jusqu'à la fin de sa vie, en évitant d'abuser de son souffle, et surtout, en évitant les occasions de chute, causes de stress, de contusion et de fractures.
 
Un adage : "à jeune cheval, vielles jambes ; à jeunes jambes vieux cheval".

Il n'y a en réalité qu'un cavalier âgé et expérimenté qui soit capable d'enseigner quelque chose à un jeune cheval, et inversement, il n'y a qu'un vieux cheval déjà dressé et "routiné" qui puisse se faire le mentor d'un jeune cavalier.
Ce dernier serait bien incapable d'apprendre à un jeune cheval ce que lui-même ignore !

Un jeune cavalier n'atteindra jamais, par conséquent, un niveau élevé, s'il n'a pas le bonheur, l'honneur et l'avantage, de se voir confier un cheval déjà mis à un degré avancé de dressage, par un écuyer expérimenté et confirmé.
 
Dans les anciennes écoles de cavalerie, chaque élève disposait au moins d'un vieux cheval "maître d'école" et d'un jeune cheval qu'il devait lui-même dresser sous la direction et la surveillance de ses professeurs.

Extrait de l'Hippo News mai 97

 


 

L’entretien du matériel après l’hiver
                                        par Philippe Vermeulen

Notre matériel en cuir souffre durant la mauvaise saison. Il est malheureusement souvent laissé à l’abandon pendant de nombreuses semaines voire des mois. Dommage. Voici quelques conseils pour l’aider à passer cette période de léthargie de la meilleure manière.

La prévention
Le cuir utilisé en hiver sera nettoyé régulièrement. Il faut le brosser pour enlever la boue, ensuite, ils sera passé à l’éponge enduite de savon glycériné. Enfin, il sera graissé une ou deux fois durant l’hiver suivant l’intensité de l’usage.
Quoique certains préfèrent l’usage de l’huile de pied de boeuf qui pénètre et nourrit le cuir même si l’aspect extérieur est plus rustique et moins brillant.
Le cuir non utilisé en hiver sera nettoyé au savon glycériné, il sera enduit d’une légère couche d’huile de pied de boeuf et entreposé dans un endroit ventilé, ni trop sec, ni trop humide ; une grange ou une remise fera très bien l’affaire, mais pas un grenier qui sera trop sec. Rappelez-vous que la sécheresse cause beaucoup plus de tort au cuir que l’humidité.
Suspendez le matériel bien en forme sur des supports arrondis et non pas un simple clou enfoncé dans une poutre.
Ainsi, il ne se déformera pas.

L’entretien de printemps
Bon, supposons que vous ayez été un peu négligent (si, si, un peu quand même !) et que votre bridon se trouve depuis trois mois dans le fond d’une malle, sous une pile d’objets divers.
Il n’a pas très bonne mine et un entretien sera  nécessaire pour lui rendre son aspect normal.
Nous allons d’abord le démonter complètement. Puis nous allons le laver dans un seau avec une brosse pour enlever le moisi, la boue et autres crasses collantes. Ensuite, ce bridon va sécher doucement dans un endroit ventilé, mais surtout pas près d’un feu ou sur un radiateur car il deviendrait trop sec.
Nous  allons l’enduire d’huile de pied de boeuf qui va pénétrer à coeur et nourrir le cuir.
Cette opération est à répéter  plusieurs fois jusqu’à ce que le cuir soit saturé.
Nous n’utiliserons pas de graisse à ce niveau car la graisse protège en  déposant une couche protectrice, mais elle ne nourrit pas le cuir.
C’est le moment de remonter le bridon en nettoyant aussi toutes les parties métalliques et surtout le mors. La salive et  les herbes séchées sont abrasives et peuvent blesser la bouche du cheval.
Voilà, notre bridon redevenu beau, souple et confortable pour le cheval.
Lorsque l’huile de pied de boeuf aura été bien absorbée, nous pourrons graisser le matériel avant la première promenade.

Le tapis de selle aura été lavé en machine sur programme doux s’il le supporte ou à la main s’il est fragile.

Les coutures
Il est indispensable d’intervenir très rapidement sur les coutures qui lâchent.
Il est en effet beaucoup plus facile de recoudre quelques points qui viendront renforcer la couture que d’attendre que tout craque.
Cela peut être la cause d’un accident et la réparation, effectuée par un bourrelier, sera plus chère.

    
La fête du cheval de Ciney : une création de la FFE qui se perpétue !
par Jacques Comps

Le week-end des 8 et 9 août 98, a eu lieu, pour la quatrième année consécutive, la fête du cheval de Ciney. La première édition avait eu lieu dans le cadre de l’Equirencontre européenne organisée par la Fédération Francophone d’Equitation. La FFE avait offert un spectacle équestre baptisé "Fête du cheval". Du fait que les Equirencontres sont organisées chaque année dans des lieux différents, M. Paul Lambotte, l’échevin des sports et des festivités, a pris le relais, et, avec le concours du comité des fêtes, il a perpétué avec succès la fête du cheval qui deviendra probablement une tradition à Ciney. Le samedi après-midi, des centres équestres de la région avaient amené des poneys et des chevaux sur la piste de sable aménagée sur la place Monseu. C’était pour les enfants qu’ils étaient là, pour leur permettre de faire connaissance avec les chevaux et d’avoir, pour certains, un premier contact physique avec eux, en se mettant en selle pour quelques tours de piste, bien encadrés par des moniteurs.

Le dimanche, la première partie de la journée a été consacrée à l’élevage du cheval de sport belge (sBs).
Il s’agissait en fait du concours national "modèles et allures" des juments de première catégorie, qui a lieu dorénavant chaque année à Ciney lors de la fête du cheval.
 
Elégance, adresse et action
L’après-midi est arrivée l’attraction attendue par le public venu en nombre : le spectacle !
Il fut varié et coloré à souhait et s’est déroulé sous un soleil éclatant. Les chevaux acteurs étaient de races, de robes et de tailles différentes : du minuscule Shetland à l’impressionnant Frison, du noir zain au blanc immaculé, en passant par le pie ou le Palomino, ainsi qu’un trotteur, un Trait ardennais, des poneys Haflingers, des Andalous... Il y avait de tout. Attelés, montés ou en liberté, ils ont suscité l’admiration et provoqué les acclamations des spectateurs, Ils ont démontré leur savoir-faire et celui de leurs dresseurs dans des registres d’une grande variété. Le manège de la place Monseu s’est transformé tantôt en piste de cirque, avec de vrais clowns et des chevaux coiffés d’un minuscule chapeau fixé entre les grandes oreilles et un noeud papillon à l’encolure, tantôt de scènes de joutes médiévales. On les vit évoluer sous la conduite d’élégantes amazones ou celle de guerriers indiens, d’écuyers espagnols ou autres voltigeurs cosaques. Pour le plaisir des yeux, ils ont accompli la cabrade ou la croupade, le pas espagnol, des appuyers au pas, au trot et au galop. Il y a aussi eu des exhibitions franchement spectaculaires, telles ce cheval qui a traversé un écran de papier et cet autre qui est passé dans un rideau de feu, en marche avant, puis en marche arrière, avec son dresseur, Hervé Zablot.
 
Garry, le symbole de Libramont
Parmi eux, il y avait une vedette ardennaise : Garry des Croisettes. Son premier propriétaire, un débardeur ardennais a estimé qu’il n’avait pas les qualités requises pour faire du débardage en forêt. Il ne répondait pas non plus aux critères de sélection de la race ardennaise pour servir à l’élevage. Au moment où les chevaux rentrent à l’écurie, avant l’hiver, il a été gracieusement offert à Jean-François David, un dresseur de la région de Liège.
Très vite, Garry est devenu un bon élève en dressage et, comble de l’ironie, il a servi de modèle photo pour l’affiche de la Foire Agricole de Libramont, le haut lieu de la race ardennaise.
Eh oui ! Le célèbre cheval cabré, c’est Garry ! il participera prochainement au tournage d’un film à Bilbao, en Espagne. il n’a que 5 ans et a une carrière prometteuse devant lui.
Les cavaliers, écuyers, et dresseurs qui ont évolué à Ciney venaient de régions différentes : l’écurie "Métamorphose" de Braives près de Hannut, sous la direction de Chkimbo Reda. Les amazones du centre équestre du Château de Meez à Dinant ont réalisé des figures équestres concoctées par Cathy Carryn.
De jeunes voltigeurs venaient du centre équestre "Les petits baudets", de Tarciennes.
 
Ciney, ville du cheval ?

C’est en tout cas le voeu de beaucoup de monde, tant à Ciney qu’ailleurs. Par le passé, Ciney a connu un marché qui était célèbre, même à l’étranger, et qui se déroulait chaque année, le 11 février. Actuellement, le centre d’insémination artificielle Linalux, de Ciney, pratique la procréation artificielle des chevaux et sa réputation est connue sur tous les continents. Le stud book du cheval de sport belge (sBs) est devenu un des acteurs de Cinagro qui regroupe le secteur de l’agro-alimentaire à Ciney. Une piste de présentation pour chevaux est actuellement en cours de construction au marché couvert, ce sont en tous cas des signes prometteurs.

 
Le trot

Un juge nous a dit... (*)

Le(s) trot(s)

Le trot est une allure à "deux temps" séparés par un temps de suspension et dans laquelle le cheval progresse par bipèdes diagonaux avec poser simultané de l’antérieur et du postérieur correspondants (antérieur gauche, postérieur droit et inversement). Le trot, toujours franc, actif et régulier dans ses battues doit être entamé sans hésitation. La qualité du trot se mesure par l’impression d’ensemble, la régularité et l’élasticité des foulées, dues à la souplesse du dos et au bon engagement des postérieurs, ainsi que par l’aptitude à conserver le même rythme et un équilibre naturel, également après une transition d’un trot à un autre.

On distingue le trot rassemblé, le trot de travail, le trot moyen, et le trot allongé.

Le trot rassemblé
Le cheval, restant "dans la main" se porte en avant, l’encolure élevée et arrondie. Les jarrets nettement engagés entretiennent l’énergie de l’impulsion, permettant ainsi aux épaules de se mobiliser avec facilité dans toutes les directions. Le cheval fait des foulées plus courtes que dans les autres trots, mais il est plus léger et plus mobile.
 
Le trot de travail
C’est une allure intermédiaire entre le trot rassemblé et le trot moyen, dans laquelle un cheval non encore entraîné et prêt aux mouvements rassemblés se présente dans un bon équilibre ; "restant dans la main", il se porte en avant avec des foulées égales et élastiques, les hanches restant très actives.
 
L’expression "hanches actives" ne signifie pas que le rassemblé soit obligatoire dans cette allure. Elle souligne simplement l’importance de l’impulsion, venant de l’activité de l’arrière-main.
 
Le trot moyen
C’est une allure intermédiaire entre le trot de travail et le trot allongé, mais plus relevé et "rond" que le trot allongé. le cheval se porte en avant franchement, il allonge modérément ses foulées avec une nette impulsion venant de l’arrière-main. Le cavalier permet au cheval, maintenu "dans la main", de placer sa tête un peu plus en avant de la verticale que dans le trot rassemblé et dans le trot de travail ; il lui permet en même temps de descendre légèrement sa tête et son encolure. Les foulées doivent être aussi régulières que possible, et le mouvement dans son ensemble, équilibré et aisé.
 
Le trot allongé
Dans le trot allongé, le cheval couvre le maximum de terrain. Conservant la même cadence, il allonge ses foulées au maximum, grâce à une très grande impulsion de l’arrière-main.
 
Tout le travail au trot doit être exécuté "assis", sauf indication contraire dans le texte de la reprise concernée.
 
* Extrait de "Dressage on the Move"

 
Quelle tenue pour la Saint-Hubert ?
par Alain Willemart
 
Chaque année, le 1er dimanche de novembre, les cavaliers se retrouvent en grande tenue pour faire bénir leur chevaux sur la place du village. L’usage vient de ce que Saint-Hubert, initialement patron des chasseurs, a peu à peu étendu sa protection aux cavaliers, ces derniers chassant à cheval depuis des millénaires (chasse à courre, vénerie). Participant également à la chasse, les chiens de la meute reçoivent également la bénédiction, mais celle-ci s’est étendue à tous les chiens, de chasse ou de compagnie, ainsi parfois qu’aux autres animaux domestiques, quels qu’il soient, et, bien sûr, aux cavaliers, chasseurs ou non.
 
Une chose est demeurée, pour tous : la tenue. Chasseur ou pas, les cavaliers et les cavalières ont conservé la traditionnelle tenue de chasse pour ce jour de cérémonie : veste noire, culotte blanche, bottes noires, cravate de chasse blanche, bombe noire. Cette tenue n’est certes pas à la portée de tous. Revêtue une fois l’an seulement (à moins de pratiquer le concours hippique), son achat en refroidira plus d’un, à fortiori s’il s’agit d’habiller des enfants : la tenue équestre "normale" est déjà suffisamment coûteuse pour s’encombrer d’une tenue "chic", dont le port sera compromis l’année suivante, pour cause de croissance. Notez que cet argument vaut aussi pour les adultes, le vin chaud n’étant pas toujours excellent pour la ligne...
 
Bref, on ne peut exiger de la part de tous le même effort financier, mais, s’agissant d’une cérémonie, un effort de tenue est toujours bienvenu.

Tenue du cavalier
 
• La propreté, toujours la propreté... Au besoin, faites comme les cavaliers de concours : n’endossez pas votre tenue dès le matin, attendez le tout dernier moment. Vous éviterez ainsi de la souiller en préparant votre cheval, voire en l’attachant à une barre (salive blanche sur veste noire : ce n’est pas du meilleur effet...).
 
• L’uniformité. Si vous venez assister à la cérémonie en groupe, endossez votre uniforme.
Si votre groupe n’en n’a pas, faites preuve d’imagination et mettez vous d’accord au préalable sur une tenue simple et peu onéreuse. Un pull noir, avec col en "V", sur une chemise blanche fait déjà beaucoup !
 
• Renseignez-vous pour savoir si la tenue traditionnelle n’est pas exigée par les organisateurs. En quel cas, profitez des brocantes qui s’organisent régulièrement dans certains clubs afin d’échanger ou d’acheter à prix intéressant veste, pantalon, bombes et bottes. Votre budget s’en trouvera allégé ! Si vous ne possédez pas de bottes de cuir noir, après avoir lavé et séché vos bottes en caoutchouc, enduisez-les de cirage liquide noir : elles ressembleront aux bottes de cuir (c’est un truc d’Anne-Christine Marlier !).
 
Tenue du cheval
 
• La propreté, toujours la propreté... Un pansage sommaire du style de celui qui précède la "promenade-solitaire-d’une-heure-dans-les-bois-en-rentrant-du-bureau" ne saurait suffire : vous ferez tache, assurément, parmi les autres chevaux au poil lustré, à la crinière parfaitement coiffée, à la queue soigneusement démêlée, aux pieds graissés... Sans parler de ceux qui vont beaucoup plus loin : tresses de crinière et de queue, damiers sur la croupe, etc.
Au besoin, munissez-vous d’une petite brosse de poche pour éliminer les quelques traces de boue du sentier qui vous a mené jusqu’au lieu de rendez-vous.
 
• Le harnachement : le sous-selle blanc produit toujours son effet... quand il est blanc. Les cuirs propres, huilés et lustrés ainsi qu’une sangle tout à fait propre (blanche si possible), sont un strict minimum.
 
Bref, faites un effort de présentation, sans oublier que la tenue concerne aussi votre conduite. Dans cet ordre d’idée, se présenter à l’heure prévue n’est que la moindre des politesses.

La Saint-Hubert, on aime ou on n’aime pas, mais c’est une occasion magnifique de saluer la fin de l’été et d’accueillir l’automne, tellement propice aux balades à cheval !


La toilette du cheval par Anne-Christine Marlier
 

Nous ne parlerons pas ici du pansage qui rend l’ensemble de la robe du cheval propre, débarrassée de toutes     saletés, impuretés, traces de sueur et poussières mais du “ fignolage “ de sa toilette et de la préparation du     cheval pour participer à une fête, un défilé (comme à la Saint-Hubert par exemple), un examen ou un concours,     qu’il soit de dressage, d’obstacles ou autre.

Toiletter un cheval, c’est supprimer les crins ou les poils en excédent pour le rendre plus séduisant.
Selon son modèle, son emploi ou la mode (eh ! oui, cela existe aussi pour eux !), chaque cheval aura une toilette personnalisée.
En général, les chevaux nord-africains conservent leurs longs crins.

La crinière
En principe, elle doit avoir environ deux travers de main de longueur.
Au passage de la têtière, les crins seront rasés ou coupés avec les ciseaux ; le toupet sera toiletté en pinceau assez léger.
Comment s’y prendre ?
Pour commencer, bien peigner, démêler la crinière en veillant à ce que tous les crins tombent du même côté, de
préférence à droite, côté hors montoir.
• Prendre le peigne et commencer près de la nuque.
• Prendre une petite mèche de longs crins, passer le peigne et rebrousser une partie des crins jusqu’à la hauteur de
crinière souhaitée, enrouler la mèche à arracher autour du peigne et tirer d’un coup sec pour l’arracher, puis peigner à nouveau et prendre la mèche suivante.
Rem. : Ne pas prendre trop de crins à la fois, le cheval pourrait en souffrir et vous le faire savoir.
Vous pouvez aussi le faire en plusieurs jours si votre cheval possède une encolure fort sensible.
Ne jamais toiletter une crinière avec des CISEAUX et surtout ne pas couper les crins d’en-dessous.
En épilant la crinière de la façon expliquée ci-dessus, vous l’allégez.

Si vous choisissez de raser la crinière, les crins doivent être tondus en biseau.
Dans ce cas, rasez également le toupet.
Il vous suffira de passer la tondeuse dès que les crins repousseront.
• Lorsque la crinière est parfaitement toilettée, on peut aussi la tresser.
• Conseil : les premières fois, n’égalisez pas la crinière trop courte : si vous ne l’avez pas bien réussie, quelqu’un de qualifié pourra corriger vos erreurs et vous l’expliquer.

La queue
Suivant le style du cheval, elle peut être coupée horizontalement aux ciseaux à une longueur telle qu’elle arrive au jarret lorsque le cheval est en mouvement.
Ce qui veut dire qu’il faut ± deux travers de main sous la pointe du jarret lorsque le cheval est à l’arrêt.

On peut aussi, en se mettant près de la cuisse du cheval, face vers l’arrière, passer la main sous le couard (vertèbres coccygiennes) et soulever la queue pour qu’elle soit à la hauteur à laquelle le cheval la porte en marche. Certains chevaux sont plus élégants avec une queue bien démêlée, en pinceau ou en balai.

Rem. : Ne vous servez jamais d’un peigne pour démêler la queue du cheval : à la longue, il pourrait avoir une " queue de rat ", peu fournie et vilaine.
Elle se démêle avec les doigts, on peut passer la brosse douce mais jamais
ou rarement la brosse en chiendent : le résultat sera le même qu’avec le peigne à plus longue échéance peut-être.
La racine de la queue sera dégagée modérément en arrachant les crins du dessous du couard.
En faisant cette opération, il faut se méfier des coups de pied et demander à un aide de tenir un antérieur.

Il est aussi préférable d’enlever quelques crins tous les jours, plutôt que de le faire lors d’une longue séance qui pourrait énerver le cheval.
NE COUPEZ JAMAIS LE DESSUS AUX CISEAUX, car, dès que les crins repousseront, la queue deviendra hirsute et laide. Si vous envisagez de faire une tresse de queue, il faut la laisser assez fournie à sa naissance.

La veille d’un concours, vous pouvez savonner, si le temps le permet, ( avec un savon naturel du style " savon de Marseille ") crinière et queue et bien rincer (important) ; vous serrez alors une bande enroulée autour du couard pour donner un bel aspect à la queue.
Au dernier moment, vous retirez la bande en la faisant glisser vers le bas.

Les oreilles
On ferme celles-ci de façon à ce que les deux bords soient à la même hauteur, (= se joignent) et on coupe tous les poils qui dépassent.

Les crins aux membres
Ils doivent être faits aux ciseaux ( ou avec un seul couteau des ciseaux) en allant de haut en bas pour suivre le sens du poil.
En général, avec une tondeuse, on coupe trop ras et il est impossible d’égaliser ou de faire disparaître les traces de la coupe sur la face postérieure des membres. Les paturons doivent aussi être toilettés mais il faut absolument laisser les poils des fanons qui servent de gouttière et protègent contre les crevasses.
On peut cependant alléger le fanon s’il est trop abondant.

Le dessous du ventre, l’auge et la partie inférieure de l’encolure portent souvent de longs poils surtout en hiver. On peut les brûler à l’aide d’un brûloir, ou d’une petite lampe à gaz - sans toucher le cheval- ou encore avec un long bottillon de paille en éteignant rapidement et en passant très vivement la brosse en chiendent pour faire tomber très vite tous les poils brûlés.
Prenez soin de cacher l’oeil du cheval pour ne pas l’effrayer.
On peut aussi prendre ces longs poils en main et les couper avec un canif ou un rasoir, de haut en bas ou en suivant le mouvement naturel du poil.
 
La tonte
Est nécessaire l’hiver pour débarrasser le cheval de son long poil. Il transpirera moins au travail et séchera plus facilement.
Le cheval tondu doit, bien sûr, être muni d’une couverture et rentré à l’écurie à l’abri des courants d’air.
On tond à la fin de l’automne.
Si vous avez l’intention de laisser votre cheval au pré durant la journée en hiver, vous ne pouvez évidemment pas le tondre.
Son long poil est une protection contre le froid.
Il est alors beaucoup plus délicat de le monter car il transpirera vite.
Il ne faut pas oublier que l’on doit rentrer son cheval " sec " au box, ce qui est très difficile.
Calculez donc, dans votre temps libre, la demi-heure ou l’heure supplémentaire pour le bouchonner après votre promenade.

Si vous le montez très régulièrement, il vaut mieux le tondre et le laisser à l’écurie : il reverra son pré - progressivement - à la belle saison. (vers le mois de mai)

Il existe plusieurs sortes de tonte, dont :
La tonte de chasse : les membres gardent leurs longs poils (toilettés) ainsi que le dessin de la selle. (fig1)

La tonte de course : les membres gardent leurs longs poils (toilettés) ainsi que le garrot, dos, rein, croupe jusqu’à la mi-hauteur du corps. (fig2). Une variante consiste à laisser les longs poils sur le bord supérieur de l’encolure. La tonte se fait dans le sens contraire du poil.

Tresse de crinière
Après avoir affiné, éclairci, égalisé la crinière, on peut la tresser.

Le nombre de tresses peut varier. En général, il y en a 7 ou 9, parfois plus.
Brossez soigneusement avec une brosse humide ( 2), puis séparez la première tresse (3), serrez bien le 1er croisement de la tresse et continuez à tresser en descendant jusqu’au bout (4)

Puis vous avez 2 solutions :
Enroulez un petit élastique sur le bout pour que la tresse ne se défasse pas, et faites toutes les longues tresses d’abord, puis vous les replierez ensuite.

Prenez une aiguille à crinière, enfilée de la couleur appropriée (5) et entortillez ce fil bien serré autour de l’extrémité de la tresse, que vous coudrez en la faisant traverser plusieurs fois par l’aiguille.
Repliez-la enfin à la longueur désirée et cousez-la solidement (6).
Vous pouvez aussi la replier à la longueur désirée, la fixer avec un élastique (que vous enlèverez le jour même après la fête ou l’épreuve).
Il fut un temps où l’on recouvrait cet élastique d’un "tape" blanc (papier collant).
A vous de choisir ce qui est préférable ou demandé pour l’épreuve à laquelle vous allez participer.

Tresse de queue
Si la naissance de la queue (dessus du couard) est assez fournie en poils, vous pourrez tresser la queue de votre cheval en veillant tout d’abord à ce qu’il soit brave et ne vous donne pas de coups de pied. S’il y a doute, vous pouvez demander à un aide de tenir un antérieur.

 Cette précaution prise, exercez-vous quelques semaines avant le grand jour car il est plus difficile d’apprendre avec un livre qu’avec un bon "conseiller".
Placez-vous derrière le cheval.
Brossez les crins avec une brosse humide (1, en bas).
Il existe la tresse "à la française" (cfr. dessin ci-contre à dr.) et la tresse "à l’anglaise" dont voici quelques explications, tout en précisant que l’aide d’un bon conseiller peut être utile, car un texte et un croquis peuvent être insuffisants.
Prenez ensuite une mèche de crins de chaque côté (2).
Croisez-les solidement en guise de base de la première tresse (3). Puis, tenez les 2 mèches (gauche et droite) dans la main droite, séparées et posées sur l’index et fixées par le pouce en "coinçant" celle de droite vers le haut.

Prenez une autre mèche à gauche, (mèche n° 3 sur dessin A) ce qui donnera les 3 longueurs nécessaires ; posez-la sur l’index de la main droite, bloquez-la avec le pouce (qui tient aussi la 1ère mèche de droite vers le haut).
Avec la main gauche, prenez la mèche du dessus (c’était la 1ère mèche de droite), tournez votre poignet gauche et poussez vers le haut la 2ème mèche de gauche avec le pouce.
Recevez sur l’index gauche la 1ère mèche de gauche à laquelle vous ajoutez une petite mèche prise le long du couard à droite (= mèche b sur dessin A).
Avec la main droite, prenez la mèche du dessus (la 2ème mèche de g. = mèche n°3 sur dessin A), tournez le poignet, poussez avec le pouce les 2 mèches (appelons-les b) posées sur l’index de la main gauche, vers le haut et au milieu. Recevez sur l’index de la main droite la mèche qui était le plus à gauche (1ère m. droite, mèche n°1 sur dessin A)

Prenez une fine mèche à gauche le long du couard et posez-la sur votre index de la main droite. avec la 1ère mèche droite (appelons-les c sur dessin A).
Avec la main g., prenez la mèche b, tournez le poignet et poussez la mèche c vers le haut et au milieu et recevez sur l’index de la main gauche la 2ème mèche de gauche (=3 sur dessin A). Prenez une fine mèche le long du couard à droite, posez-la sur l’index avec la 2ème mèche gauche (appelons-les d sur dessin A).
Prenez de nouveau la mèche du dessus (c sur dessin A ), poussez vers le haut la mèche d et recevez sur l’index de la main droite la mèche b. (sur dessin A).
Prenez une fine mèche... le long du couard et continuez cette gymnastique des doigts en prenant les mèches alternativement à gauche et à droite, tout en gardant les 3 mèches traditionnelles d’une tresse.
A la hauteur des 2/3 de la fesse, terminez la tresse avec les 3 longueurs dont vous disposez sans plus reprendre de nouvelles mèches (5).
Arrêtez l’extrémité de la partie tressée de la même façon que pour la tresse de crinière (avec fil et aiguille).
Repliez la tresse restante vers l’intérieur et sous la tresse de queue et vous la fixez de nouveau avec une aiguille et du fil de couleur semblable à celle des crins (6).
Votre cheval est enfin "en grande tenue", prêt à affronter n’importe quelle épreuve

Je n’insisterai que sur un seul conseil : exercez-vous quelques semaines avant la fête pour être sûr de votre technique.
Gardez votre calme et celui de votre votre cheval et prenez le temps, s’il y a des difficultés, de chercher et de trouver de l’aide ou des conseils judicieux.
 

    extrait de la revue Hippo News
 

 


Harmonie nouvelle du couple cheval-cavalier !
par L. De Keyser, thérapeute

Avez-vous déjà pensé que le massage et la relaxation pratiqués sur le cheval et le cavalier améliorent nettement l’harmonie du couple "cheval-cavalier" dans toutes les circonstances ?
Actuellement, les sportifs doivent faire face à un stress croissant.

Le stress se définit comme un ensemble de situations qui perturbent l’organisme.
Au départ, il s’agit d’une réaction, l’organisme se préparant à se défendre, mais, si cela se prolonge, la situation peut devenir négative.

Il est important pour tout cavalier d’aborder son cheval avec sérénité, et que le cheval soit lui-même calme et détendu afin d’être à la hauteur de chaque situation.
C’est pourquoi tous les moyens doivent être mis en oeuvre afin que le couple "cheval-cavalier" soit préparé de manière optimale.
Lors d’une épreuve, le cheval peut être perturbé par un environnement auquel il n’est pas habitué, et, par son comportement, induire un stress chez le cavalier.
Le cavalier, quant à lui, peut être stressé ou contrarié et communiquer ses tensions au cheval qui sera moins performant.
Les athlètes de haut niveau pratiquent régulièrement la relaxation et le massage ainsi que des méthodes anti-stress. Pourquoi les cavaliers ne bénéficieraient-ils pas également de ces techniques qui ont déjà largement fait leurs preuves ?

Qu’en est-il exactement de ces méthodes ?

Le massage s’adresse à toutes les masses musculaires, permettant une décontraction et un assouplissement avant et après l’effort. Le massage peut être localisé, ne s’adressant qu’à une région particulière, ou global, concernant l’ensemble du corps.

La relaxation complète efficacement le massage dont elle prolonge les effets.
Elle peut être dynamique ou plus passive. Automatiquement, l’effet de détente musculaire induit la relaxation mentale. Ceci est particulièrement efficace lors des compétitions.

Ces deux méthodes sont avantageusement complétées par la visualisation qui permet un travail immédiat ou à long terme.
La visualisation consiste à se représenter mentalement, à l’arrêt, les yeux clos, le mouvement, l’exercice ou le parcours, avant de la réaliser. La visualisation aide le cavalier à comprendre et à dépasser ses erreurs, à optimaliser ses points forts, ceci étant une aide précieuse pour réagir efficacement face à n’importe quel imprévu.

L’équitation est un sport qui fait travailler pratiquement toutes les parties du corps, mais deux zones sont particulièrement sollicitées : le haut du corps et le bassin.

Le haut du corps :
Les muscles des épaules, qui ont déjà tendance à être crispés, bénéficieront avantageusement d’un massage décontractant favorisant une plus grande liberté articulaire.
Ce massage permet ainsi au cavalier d’être totalement libre (les contractions musculaires parasites perturbant le travail).

Le bassin :
Il est particulièrement important d’avoir une grande liberté tant au niveau lombaire qu’au niveau de l’articulation coxo-fémorale. Cette liberté peut être améliorée grâce au massage mais également à l’aide d’étirements bien adaptés, et en particulier, celui du muscle psoas.

Cette préparation du cavalier est, bien sûr, personnalisée.

Quant à la préparation du cheval, un massage spécifique permet à sa musculature de retrouver toute sa souplesse, ce qui a l’avantage de diminuer la durée de l’échauffement.
Le massage peut être pratiqué avant et après l’effort.
L’effet peut être ponctuel et global car il permet au cheval d’être moins stressé et d’aborder l’épreuve dans d’excellentes conditions.
Il en résulte une dépense énergétique moindre, une fatigue musculaire réduite et, logiquement, une récupération plus rapide. Avant la performance, les membres du cheval sont étirés, ce qui lui permet de déployer une amplitude maximale à toutes les allures.

Cette méthode nouvelle est déjà fort appréciée par les cavaliers conscients de l’importance de l’harmonie du couple "homme-cheval". Pour votre équilibre et celui de votre cheval, testez-en vous aussi les effets.

Renseignements : L. De Keyser 00 32 477 46.77.75


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