Rendons aux équidés leurs places dans le monde moderne


Comment reconnaître un bon centre équestre ?
1 - pour la ou les premières leçons, les débutants sont mis à cheval en leçon particulière ou en séance de voltige et pas en reprise collective

2 - Ensuite, surtout s'il s'agit d'enfant, ils sont confiés à des chevaux ou poneys qui sont de vieux routiers : on ne les met pas sur des chevaux de commerce arrivés au manège la veille

3 - il y a maximum 7 élèves en piste en même temps

4 - Les cours sont divisés en plusieurs niveaux et selon les tranches d'âge, car la pédagogie convenant à un adulte n'est pas applicable à un enfant de 7 ans

5 - On vous oblige à prendre une assurance individuelle accident car l'assurance du manège ne vous couvre que si le manège est en tort (cela coûte moins de 1099 BEF par personne, nous conseillons l'assurance de la FFE)

6 - On ne vous fait pas reproche de fréquenter des cavaliers qui ne sont pas du club, ni de fréquenter parallèlement un autre club
etc..



Matériel équestre et sécurité par Alain Willemart

La sécurité à cheval dépend de plusieurs facteurs : niveau équestre, vigilance et bon sens du cavalier ; caractère, niveau de dressage et d’entraînement du cheval y influent largement.
La bonne tenue du matériel est parfois oubliée.
Elle peut pourtant s’avérer capitale.
Nous avons demandé pour vous l’avis de professionnels de la sellerie et de la bourrelerie, très au fait des articles dernier cri et des diverses interventions de bourrellerie que connaissent bien des cavaliers au long cours.

La bombe

Il est loin le temps où la bombe, ou "toque", était sensée protéger le crâne à l’aide d’une mince couche de liège recouverte de velours, le tout maintenu par un élastique passé la plupart du temps au dessus de la visière...
On est d’abord passé à des matériaux plus résistants et amortissants, et on a mis au point la jugulaire à trois point d’ancrage.
Mais ce n’est pas tout !
Depuis quelques mois, toutes les bombes utilisées en compétition doivent répondre aux nouvelles normes européennes. Pour être valables, ces produits doivent être frappés du sigle "E.N. 1384".
Cette nouvelle norme comprend obligatoirement le harnais à au moins 3 points d’ancrage "EN 1384" (certains modèles en ont quatre !) comportant, à la pointe du menton, une petite coque rigide en plastique (amovible).
Son rôle est de maintenir en place la jugulaire.
Pour les enfants, il vaut mieux la retirer car elle risque de les blesser à la lèvre inférieure, cette dernière étant, sur le visage de nos chères petites têtes blondes, plus près du menton.
La protection proprement dite comporte deux couches : une coque interne en ABS "EN 1384" et un rembourrage extérieur protecteur mat "EN 1384".
La visière doit être flexible, selon "EN 1384".
Cela évite d’offrir une prise trop importante susceptible d’entraîner la tête du cavalier dans une direction non désirable. Attention, la coque en ABS ultra léger absorbe très efficacement les chocs, mais elle accomplit sa tache en se fissurant. Par conséquent, si votre bombe encaisse un choc violent, il faut la changer car une fois endommagée, la coque ABS ne doit plus servir (c’est la même procédure pour les casques de moto).
Le rembourrage "EN 1384" est plus épais qu’auparavant, conférant au cavalier une allure pas très gracieuse, certes, mais la sécurité est à ce prix.

Les modèles de bombe répondant à la norme "EN 1384" sont un peu plus chers que les autres et ne sont pas encore obligatoires à la vente, mais leur usage le sera lors des compétitions internationales.
A terme, il n’est pas impossible que les produits non conformes soient retirés de la vente.
Si par souci d’économie, vous préférez vous orienter vers un ancien modèle, informez-vous auprès de votre assureur de ce que la norme "EN 1384" n’est pas requise pour être dûment couvert.
La norme "EN 1384" vaut également pour les casques de cross.

Casque International Riding Helmets ltd - labellisé par la FFE

Parmi les différentes coiffures de sécurité pour les cavaliers, la FFE a sélectionné pour vous un modèle de casque de fabrication américaine selon quatre critères distincts : la sécurité, le confort, la polyvalence et le rapport prix/prestations.
La sécurité est garantie par le label "EN 1384" : calotte en ABS et harnais 4 points.
Le confort est garanti par le poids plume (450 g), la fermeture à "clips", la ventilation et la couleur blanche.
Le même modèle existe aussi en bleu et en noir, mais nous avons retenu le blanc pour sa capacité à réfléchir les rayons solaires, évitant la surchauffe en randonnée, endurance, TREC et autre activité d’extérieur.
La polyvalence est rendue possible par une casaque de velours noir avec visière souple, transformant le casque en bombe classique lors d’épreuves où la bombe noire est obligatoire.


Une bonne bombe par le Colonel Baron du Crottin de Chavignol

Tout le monde sait ce qu'est une bombe.
Mais savez-vous d'où vient sa forme si particulière?
Pourquoi ce petit noeud à l'arrière?
De quoi protège-t-elle exactement?

“Une bonne bombe, ça ne pousse pas sur les arbres, n'est-ce pas...”
Il est bien entendu que la bombe du cavalier n'a rien de commun ni avec celle de l'artilleur ou de l'aviateur, ni avec celle (glacée ou en chocolat) du pâtissier.

Il s'agit simplement de la coiffure, également nommée toque, dont le port est recommandé aux cavaliers par la plus élémentaire prudence.

Historique
La bombe, ou toque de chasse, est née en Angleterre, à la fin du 18ème siècle.
A cette époque, les gentlemen britanniques se coiffaient d'un tricorne, à l'arrière duquel pendait la queue de la perruque, ornée d'un ruban noir.

Le petit ruban de soie des toques actuelles est tout ce qui reste de la perruque portée jusqu'à la fin du 18ème siècle.

Un jour, vraisemblablement gêné par les larges ailes de son tricorne, quelqu'un eut l'idée d'en couper les bords, ne gardant que la coiffe, et le bord antérieur formant visière.
Notre bombe était née.

Elle se perfectionna, et surtout se fortifia au cours du 19ème siècle, évoluant de la simple coiffe de feutre qu'elle était à l'origine, jusqu'à devenir le véritable casque protecteur que nous connaissons aujourd'hui, formé de bandes de forte toile collées en plusieurs couches (ainsi d'ailleurs que le “casque colonial” d'une facture beaucoup plus légère cependant).

La coiffe supérieure est en velours que l'on choisira le plus ordinairement noir ou bleu marine, les teintes plus claires étant souvent difficiles à porter et à assortir à l'ensemble de la tenue.

Utilité
Contrairement à une idée reçue, la bombe ne protège guère le cavalier en cas de chute, même sur un obstacle dur (1).
Si elle garantit (relativement) contre la fracture (souvent ouverte) du crâne, elle ne protège pas de la commotion cérébrale, dont quelquefois, hélas, elle peut même aggraver les conséquences.

Le rôle principal, sinon unique, de la toque de chasse, est de protéger la tête du cavalier des chocs, frontaux ou latéraux, avec les branches basses...
Lorsqu'un cavalier s'engage, à vive allure, dans un taillis, il lui suffit souvent de baisser la tête pour que tout ce qui pourrait lui fouetter le visage glisse le long de la bombe, jusqu'à ses épaules, et le garde de toute balafre.

Recommandations
Pour qu'une bombe soit utile, et serve à quelque chose, il faut absolument qu'elle soit difficile, et même désagréable à porter: pour ne pas être sur la terre ou dans la sciure avant le cavalier, il faut absolument qu'elle lui serre le front et montre une parfaite fixité, même sans l'adjuvant d'une jugulaire ou des trois points d'attache réservés aux enfants et aux dames.

Le cavalier masculin doit garder la possibilité de se découvrir pour saluer (2).

Ndlr
(1) Les bombes actuelles, répondant au label européen “EN 1384”, sont conçues pour pallier cette lacune typique des bombes de conception ancienne: un matériau identique à celui utilisé sur les casques de moto assure une grande partie de l'absorption du choc.

(2) Cette galante remarque (pas de jugulaire pour les hommes pour cause de salut) ne doit pas être interprétée par les cavaliers comme une règle absolue.
On ne pourra leur reprocher d'avoir opté, par souci de sécurité, pour la bombe munie du harnais 3 points.

Bottes

Pour les parents d’enfants cavaliers, le budget "bottes" est souvent difficile à digérer, car l’enfant grandit, grandit,
grandit... et les bottes sont chères !
La tentation est souvent grande d’acheter une ou deux pointures au dessus pour amortir plus longtemps leur achat.
Attention, dans des bottes trop grandes, le pied n’appuie pas convenablement sur l’étrier.
Idem pour la bombe qui, achetée trop grande tombe sur les yeux et aveugle l’enfant... Merci pour la sécurité !
Pour les parents de très jeunes cavaliers, une meilleure organisation du marché de l’occasion devrait leur permettre de concilier sécurité et finances.
Les brocantes équestres sont là pour ça !


Les bottes peuvent être remplacées par des bottillons, assortis de guètres (mini-shaps)

Traitement des cuirs.

Un mot seulement sur l’inspection des cuirs : une étrivière ou une paire de rênes ne doivent pas être vérifiées à plat, il     faut les tordre un peu afin de faire apparaître les éventuelles craquelures.
Trop profondes, elles sont généralement synonyme de rupture à brève échéance.
Même bien entretenu, le cuir s’use par frottement, surtout les étrivières et les contre-sanglons.
Connaissant l’implication de ceux-ci dans la sécurité du cavalier, il est donc nécessaire de les inspecter minutieusement à la veille d’une longue et riche saison.
Le cuir ne s’est-il pas trop aminci au contact de l’étrier et du porte-étrivière ?
Outre ces deux points sensibles, l’étrivière s’amincit sur toute sa longueur en frottant contre les quartiers de la selle.
Les coutures d’étrivières et de sangle près de la boucle ne sont-elles pas trop usées par le même frottement ou rongés par le sel de la sueur ?

Les parties métalliques du harnachement doivent également être inspectées et entretenues, en particulier les ardillons (pointes articulées des diverses boucles que comporte le harnachement).
Oxydé, l’ardillon devient abrasif et déchire le cuir autour du trou dans le quel il doit être maintenu.
Pour le mettre hors d’état de nuire, il faut le frotter au papier de verre et le graisser légèrement.
Le crochet de sécurité du porte-étrivière doit également être inspecté.
N’est-il pas grippé ? N’est-il pas trop lâche non plus ?
Si vous n’avez pas confiance dans les sécurités d’étrivière, vous pouvez doter votre selle d’étriers de sécurité, soit le modèle avec un gros élastique qui saute et libère le pied en cas de chute, soit celui dont les deux montants verticaux plient en leur milieu, permettant au pied de se dégager en cas de chute.
Par ailleurs, l’étrier nu est glissant.
Les modèles dotés d’antidérapants en caoutchouc sont plus sûrs.
Mais le caoutchouc s’use aussi... Pensez à remplacer les garnitures à temps.

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